Consultant récurrent sur RMC, Christophe Dugarry n’a pas sa langue dans sa poche et s’est imposé notamment grâce à ses analyses tranchantes. Un entraîneur en fait particulièrement les frais depuis quelques mois. Et c’est visiblement loin d’être terminé.
Sur les ondes de RMC, Christophe Dugarry s’est imposé comme l’un des principaux opposants à Roberto De Zerbi dont il est loin d’être le plus grand fan. Et compte tenu des résultats récents de l’OM, le champion du monde 1998 ne risque pas de changer d’avis. D’ailleurs Christophe Dugarry s’est projeté en tant que joueur et s’imagine évoluer sous les ordres de l’Italien. Et très clairement, il n’aurait pas apprécié.
Dugarry n’épargne pas De Zerbi
« Comment aujourd’hui peut-on s’en prendre aux joueurs ? On a été joueurs punaise, rappelez-vous quand même ! Si sur les 30 derniers matchs l’entraîneur nous fait 30 compositions d’équipes différentes, au bout d’un moment tu n’as pas de repères, tu n’as pas d’organisation quand t’as le ballon, quand tu ne l’as pas… Ce que je veux dire c’est qu’à un moment ou un autre, c’est déjà difficile quand il y a onze joueurs titulaires, de comprendre une, deux ou trois organisations tactiques différentes », confie-t-il au micro de Rothen s’enflamme avant de poursuivre.

«C’est normal qu’un joueur soit perdu»
« Mais quand t’as 40 joueurs à qui il faut expliquer trois-quatre organisations différentes, c’est un foutoir improbable. Ce que je veux dire c’est qu’au bout d’un moment, à partir du moment où l’entraîneur a décidé de mettre 30 compositions d’équipes différentes sur 30 matchs, il est responsable ! Il est responsable que les joueurs n’aient pas de régularité, n’aient pas d’automatismes, soient perdus sur le terrain. C’est normal qu’un joueur soit perdu. Si on avait eu un entraîneur qui nous expliquait ça, et qui nous avait expliqué tout ça… Quand tu le vois en conférence de presse dire tout et n’importe quoi, tout et son contraire… Quand tu vois que tactiquement sur chaque match il propose quelque chose de différent, si on avait été dans le vestiaire je sais comment ça se serait passé. On se serait regardés, on aurait rigolé en se disant "Mais c’est quoi ce guignol ? Qu’est-ce qu’il nous fait le mec ?" C’est incompréhensible ! », ajoute Christophe Dugarry.