OM : Rupture avec l’entraîneur, c’est terminé !
Hugo Chirossel -
Journaliste
Passionné de football depuis le plus jeune âge, devenir journaliste sportif est rapidement devenu une évidence pour Hugo. Il se découvrira plus tard un amour pour la NBA, avant d’explorer d’autres horizons comme ceux de la Formule 1 et de la NFL.

Passé par l’OM entre 2013 et 2016, Alaixys Romao est revenu sur son expérience avec Marcelo Bielsa, lors de l’exercice 2014-2015. Une saison terminée à la quatrième place de Ligue 1 et même si le technicien argentin a fait progresser beaucoup de joueurs, ces derniers étaient « cramés » dès le mois de février.

Dans un entretien accordé à So Foot, Alaixys Romao est revenu sur la seule et unique saison de Marcelo Bielsa à l’OM. Un entraîneur dont les séances pouvaient être très longues, mais les Olympiens en récoltaient les fruits les jours de match.

« Chaque séance, c’était un schéma différent. Ça pouvait durer des heures »

« La barrière de la langue faisait que c’était plus compliqué pour Monsieur Bielsa d’exprimer ses idées, mais il nous faisait clairement comprendre qu’il était là pour faire de nous de meilleurs joueurs. Regardez le niveau atteint par Giannelli Imbula, Florian Thauvin, Mario Lemina, et tous les jeunes passés avec lui. Il avait un ordinateur entièrement dédié à des schémas tactiques. Chaque séance, c’était un schéma différent. Ça pouvait durer des heures. Si tu ratais une seule passe ou un contrôle, il fallait que toute l’équipe recommence le schéma du début. Mais les jours de match, on comprenait pourquoi on faisait tout ça. On était en pilote automatique sur le terrain », a déclaré Alaixys Romao.

« Dès février, les organismes ne suivaient plus »

Pourtant, l’OM n’a fini que quatrième de Ligue 1 à l’issue de la saison 2014-2015. « C’est vrai. Parce qu’on était cramés », a expliqué Alaixys Romao. « Comme je l’ai dit, ses séances pouvaient être vraiment longues. En début de saison, on arrivait à tout digérer, mais dès février, les organismes ne suivaient plus. Surtout qu’on tournait très peu dans l’effectif, c’était souvent le même onze. Entre mars et mai, je crois qu’on ne gagne que deux matchs d’ailleurs (contre Ajaccio et Montpellier, NDLR), ça a définitivement mis fin à notre saison. »

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