L'Olympique de Marseille aurait pu compter sur deux « minots » prometteurs de la même génération au milieu des années 2000. Néanmoins, il n'en a rien été à cause « d'une histoire d'agents » que le principal intéressé a encore en travers de la gorge des années plus tard. Avant de signer son retour à l'OM, il réglait ses comptes à la télévision.

Lorsqu'ils intègrent le centre de formation de l'OM, ils rêvent tous d'un jour porter le maillot de l'équipe première du club marseillais au Vélodrome. C'est un privilège qu'ont eu Samir Nasri, Maxime Lopez ou Boubacar Kamara pour ne citer qu'eux. Néanmoins, lui n'a pas eu cette chance et a été contraint de partir avant d'avoir la possibilité de connaître l'antre de l'Olympique de Marseille en tant que joueur.
«Il est surclassé dans toutes les catégories, sauf qu'il s'embrouille avec José Anigo»
Après un prêt à Tours et à Lorient, Medhi Benatia quittait définitivement l'OM pour la Ligue 2 et Clermont Foot. Dès lors, il s'est révélé et a pu valider son billet pour l'Udinese en Serie A. Un journaliste de DAZN s'est dernièrement confié sur le parcours semé d'embûches de l'ex-défenseur avant la consécration au Bayern Munich et la Juventus. La faute à un clash avec le directeur sportif de l'OM de l'époque : José Anigo. « Le Marocain a toujours été vu comme étant une pépite au centre de formation de l'OM. Il est surclassé dans toutes les catégories, sauf qu'il s'embrouille avec José Anigo, le directeur sportif de l'époque. Il ne joue aucun match pro avec son équipe de coeur. Il part à Clermont en Ligue 2 ». 15 ans après son départ, Benatia revenait à Marseille comme conseiller sportif de l'OM avant une promotion au poste de directeur du football.

«Tout ça pour une histoire d’agents. Je n’oublierai jamais. C’est pour cela que je lui en veux encore»
Avant ce retour aux sources à l'Olympique de Marseille, Medhi Benatia était l'invité de l'émission Le Vestiaire en 2019 et en profitait pour revenir sur l'élément déclencheur de sa brouille avec José Anigo.
« Qu’il (Anigo) se soit planté, c’est une chose. Sur 60 gamins, il n’y en a que trois ou quatre qui passent pros. Et il avait le droit à ce moment-là de penser que je ne faisais pas partie des quatre meilleurs. Mais là où je lui en veux toujours, c’est au sujet du fameux match des minots, au Parc des Princes. A l’époque, j’étais surclassé dans toutes les catégories de jeunes, j’étais capitaine, je m’entraînais avec le groupe pro. Et il (Anigo) me renvoie avec la réserve pour une histoire tordue. Ensuite, il décide donc d’envoyer les jeunes au Parc. En toute modestie, s’il y en a un qui devait y aller, c’était moi le premier. Mais à l’arrivée, ils ont envoyé des mecs qui ne jouaient même pas en moins de 18 ans. Et moi, ils m’ont laissé sur le carreau, j’étais le seul à ne pas faire le voyage (...). Tout ça pour une histoire d’agents… Ça, honnêtement, je n’oublierai jamais. C’est pour cela que je lui en veux encore ».