Alors qu’il estime que le stage à Marbella la semaine dernière n’était pas une bonne idée, Eric Di Meco en a proposé une autre. A la place des dirigeants marseillais, il aurait organisé les entraînements en Stade Vélodrome et les aurait ouverts au public. Une manière de confronter les joueurs à la réalité et à la colère des supporters.

C’est à se demander ce que l’OM est allé faire à Marbella. Partis en Espagne la semaine dernière, les Olympiens devaient resserrer les liens et se préparer au mieux afin d’entamer le sprint final dans la course à la Ligue des champions. Habib Beye a salué le travail effectué au cours de cette semaine, qui ne s’est clairement pas traduit sur le terrain, son équipe s’étant inclinée sur la pelouse de Lorient (2-0), avec une attitude clairement pas en adéquation avec les ambitions du club d’ici à la fin de la saison.
« J’aurais fait entraînement au Stade Vélodrome toute la semaine avec les tribunes ouvertes »
« Je suis toujours pour les mises au vert. Quand Beye arrive, c’est normal qu’il aille au vert. L’an dernier, je trouvais que c’était normal dans le sprint final. Sauf que quand tu n’y vas pas pour les bonnes raisons et quand tu ne prends pas la bonne décision, ça se retourne contre toi. Là, tu pars à Marbella parce que la pression est trop forte dans cette équipe qui est un peu faible mentalement », a déclaré Eric Di Meco dans le Super Moscato Show sur RMC, avant de proposer une autre option. « Et bien tu sais ce que j’aurais fait à leur place ? J’aurais fait entraînement au Stade Vélodrome toute la semaine avec les tribunes ouvertes. Comme ça, quand les mecs vont s’entraîner, ils se font siffler. »

« L’une des analyses en interne c’est que ces joueurs-là sont déconnectés, trop protégés »
« Tu fais bien de le dire puisque l’une des analyses en interne c’est que ces joueurs-là sont déconnectés, trop protégés et que ce serait bien de les confronter à la réalité marseillaise. Il n’y a rien de grave d’ailleurs dans la réalité marseillaise », a répondu Florent Germain, correspondant à Marseille pour RMC. « Bien sûr qu’il n’y a rien de grave, parce qu’en plus ils sont gentils les supporters aujourd’hui. Tu pars à Marbella, pour moi, ce coup-ci ça ne servait à rien. Ça ne sert à rien, ce n’est pas pour les bonnes raisons. En plus, tu vas protéger les mecs au lieu de les mettre dans le contexte et qu’ils comprennent ce que représente cette fin de saison pour les supporters marseillais, c'est-à-dire la survie financière du club. Tu fais entraînement en public tous les jours. Et là ils vont vite comprendre la mission qu’ils ont jusqu’à la fin de la saison et celui qui n’aura pas les "cojones", il restera à la maison », a ensuite ajouté Eric Di Meco.