Ancien joueur de l’OM avec lequel il a remporté la Ligue des champions en 1993, Marcel Desailly a donné son avis sur le coup de gueule de Medhi Benatia après la défaite à Lorient (2-0) samedi. Attristé par la situation, le champion du monde 1998 a validé sa prise de parole et pointé du doigt le mental des joueurs qui selon lui est défaillant.

Medhi Benatia a trouvé un soutien. Si sa prise de parole samedi après la défaite de l’OM sur la pelouse de Lorient (2-0) n’a pas forcément été validée par de nombreux observateurs, Marcel Desailly estime qu’il a « tout résumé ». Le directeur du football marseillais avait vivement critiqué ses joueurs, parlant de « scandale » et pointant du doigt leur attitude qu’il juge inacceptable alors que le club est dans la course à la Ligue des champions.
« Je crois que le directeur sportif a tout résumé dans son interview, c’était assez intéressant »
« Je crois que le directeur sportif a tout résumé dans son interview, c’était assez intéressant. C’était puissant, avec quelques critiques, il a osé un petit peu, mais il faut oser avec Marseille. Je crois que Benatia en a gros sur le cœur dans la mesure où ils font tout pour mettre en place des choses, mais l’équipe ne performe pas, c’est tout. On ne sent pas les guerriers qu’on aimerait avoir à l’Olympique de Marseille. On peut perdre le match, mais au moins on a mis des coups, on a montré qu’on était valeureux et il n’y a même pas ça. C’est ça le problème. Vous avez beau changer d’entraîneur, je crois qu’il l’a dit, je n’ai rien à rajouter. C’est décevant. On n'est plus sur l’idée du minimum. Le minimum, c’était participé à la Ligue des champions et là d’un seul coup on se dit qu’on va peut-être même pas y participer », a déclaré Marcel Desailly au micro de RMC Sport, en marge des Laureus World Sports Awards.

« C’est une histoire mentale »
« Ça m’attriste. Le problème c’est que, et Benatia le dit, attendez, en début de saison, il semblait que l’équipe était bonne », a rappelé le vainqueur de la Ligue des champions 1993 avec l’OM. « Que les choix des joueurs individuellement et collectivement n’étaient pas trop mal. On y croyait, il y avait une vraie espérance. C’est une histoire mentale. Marseille est vraiment un club particulier, j’y ai joué presque deux saisons. Voilà, peut-être que les joueurs qui ont été identifiés, moralement, n’ont pas la capacité d’encaisser le stress et ils perdent leurs moyens. C’est ce que je pense, mais il faut y croire à nouveau sur cette fin de saison et voir comment les choses peuvent évoluer. »