Irrité par les critiques dont il fait l’objet, Roberto De Zerbi s’en est pris à la presse française samedi soir, après la victoire importante de son équipe face au RC Lens (3-1). L’entraîneur de l’OM estime que beaucoup de journalistes sont de mauvaise foi et que cela a un lien avec sa nationalité. Selon un célèbre consultant, cette sortie médiatique pourrait lui causer du tort à l’avenir.
« Si j’avais un passeport français, certaines choses seraient différentes. » Cette phrase de Roberto De Zerbi, et ses propos qui ont suivi, est source de débat depuis qu’il l’a prononcée samedi soir, après la belle victoire de l’OM contre le RC Lens (3-1). Irrité et vexé par les critiques dont il fait l’objet, le technicien italien s’en est pris aux journalistes français. Selon lui, beaucoup sont « de mauvaise foi », se prennent pour « des patrons » et cela a un lien avec sa nationalité.
« C’est surréaliste, irréel, de pouvoir répondre à des critiques de journalistes ou autre de la sorte »
« Son seul argument pour répondre aux critiques qu’il trouve injustes, et il a le droit, c’est “je suis italien”. C’est le niveau 0 du débat. C’est ça qui est affligeant. C’est le niveau 0 de l’humilité. C’est le niveau 0 de la remise en question », a réagi Christophe Dugarry dans Rothen s’enflamme sur RMC. « C’est la seule chose qu’il a trouvée. C’est surréaliste, irréel, de pouvoir répondre à des critiques de journalistes ou autre de la sorte. Je pense vraiment que ce monsieur à un boulard démesuré. Alors, c’est bien d’avoir confiance en soi, il n’y a pas de problème, mais quand il parle en conférence de presse, cette énième conférence de presse lunaire, le mec je le regarde et je me dis : il a entraîné Sassuolo et Brighton, je l’écoute parler et j’ai l’impression qu’il a gagné deux Ligue des champions. Il te parle comme si c’était un cador, un monstre. Gagne quelque chose avec l’OM avant. »
« Le jour où tu vas entraîner le Real Madrid, il va se passer quoi ? »
Pour Christophe Dugarry, avec cette sortie médiatique, Roberto De Zerbi prouve qu’il n’est pas prêt à entraîner un club plus important que l’OM, comme le Real Madrid : « Qu’est-ce que tu vas t’attaquer aux journalistes et te justifier comme ça. C’est la seule façon que t’as trouvée ? Ça veut dire que tu n’es pas prêt à supporter la pression. Le jour où, je te le souhaite, tu vas entraîner le Real Madrid, il va se passer quoi ? Faut la subir cette pression. Il faut être à la rigueur un peu plus souriant, malin, le prendre avec ironie. C’est quoi cette façon de faire… Malheureusement, ça confirme quand je disais la semaine dernière que ce monsieur m’agace en conférence de presse. C’est ça qui m’agace le plus, cette espèce de fausse modestie. » Selon L’Équipe, plusieurs interlocuteurs au sein de grands clubs s’interrogeraient justement sur le caractère impulsif et imprévisible de Roberto De Zerbi, doutant de sa capacité à résister aux environnements à forte pression.