Depuis mercredi soir et l'élimination cruelle en Ligue des champions, l'OM est de nouveau plongé dans la crise. La situation est donc très compliquée au point que l'avenir de plusieurs joueurs ainsi que de l'entraîneur soit déjà remis en question. L'occasion de se demander si les Marseillais n'ont pas commis des erreurs par le passé.
Mercredi soir, l'Olympique de Marseille a connu l'une des plus grosse humiliation de sa carrière. Le club phocéen, très sèchement battu à Bruges (0-3), a été éliminé de la Ligue des champions dès la phase de championnat. Et pour cause, dans le même temps, Benfica s'imposait contre le Real Madrid (4-2) grâce à un but décisif de son gardien de but Anatoliy Trubin à l'ultime seconde. Une élimination qui provoque évidemment une crise à l'OM qui aurait envisagé de se séparer de Roberto De Zerbi. Interrogé à ce sujet, Christophe Dugarry, qui s'est imposé comme l'un des principaux opposants au coach italien avec ses critiques sur RMC, livre son analyse.
De Zerbi surcoté ? «On a le droit de se poser la question»
« De Zerbi est-il surcoté ? Forcément on a le droit de se poser la question. J’ai de plus en plus ma réponse. Je le pense, oui, il est surcoté. Il faut remettre les choses dans leur contexte. Il a été présenté à son arrivée comme un futur cador. Il a fait de bonnes choses dans ses clubs précédents. Là c’est Marseille, avec la Ligue des champions et un environnement très spécial. À lui de montrer que la barre n’est pas trop haute. Même si je le trouve assez sûr de lui, avec un ego très important, De Zerbi doit aussi se fixer cet objectif, se demander s’il est capable d’entraîner à ce niveau-là et de briser le plafond de verre, Je ne dis pas qu’un jour il ne dirigera pas le Real Madrid. En football personne ne peut lire l’avenir. Mais ce que je vois depuis 18 mois me déçoit énormément. 18 mois pour en arriver à ce match à Bruges ! Waouh », lâche-t-il dans les colonnes du Parisien avant de poursuivre.

«Il a été présenté à son arrivée comme un futur cador»
« Je ne dis pas que c’est une pompe. Il a encore la possibilité de prouver qu’il est un entraîneur de haut niveau. Mais pour l’instant, je suis désolé, je reste sur ma faim. Il a disputé mercredi son 14e match de Ligue des champions et en a gagné 3. Il y a une telle déconnexion entre De Zerbi et ses joueurs. C’était le cas à Bruges mais pas seulement. Je ressens ça depuis des mois », ajoute Christophe Dugarry qui estime toutefois que ce n'est pas le moment pour l'OM de se séparer de Roberto De Zerbi : « Je ne le ferai pas partir. À quoi bon s’en séparer à ce stade de la saison ? Avec ton budget de 260 millions et pléthore de joueurs, presque exclusivement des internationaux, tu vises une place dans les trois premiers en Ligue 1. De Zerbi est largement suffisant pour remplir cette feuille de route. Pareil pour gagner la Coupe de France sans le PSG. Je n’avais pourtant pas l’impression que dans le projet de l’OM la référence était de se classer parmi les 3. Cet objectif sera atteint. Bien évidemment. »