Depuis le début des années 1990, l’OM et le PSG se vouent une rivalité intense matérialisée par ces affrontements appelés « Classiques ». Si la haine est souvent présente entre les deux clubs ennemis, certains joueurs sont impressionnés par quelques joueurs de l’équipe adverse, comme cela a pu être le cas avec un grand nom à Marseille. Explications.

Depuis 2011 et le rachat du PSG par le Qatar, le club parisien a pris ses distances vis-à-vis de son ennemi juré : l’OM. Si les Classiques opposant Paris à Marseille ont toujours une grande valeur chaque saison, ces rencontres étaient extrêmement intenses dans les années 1990, au début de cette rivalité. Ancien grand nom du club phocéen (1980-1994), Eric Di Meco se souvient d’un adversaire redoutable du côté de Paris.
« C'était le symbole du PSG de Canal + de cette époque, élégant, beau gosse, classe »
Auprès de l’Equipe, l’ancien défenseur a avoué en 2020 qu’un certain joueur du PSG l’avait véritablement impressionné. « C'est David (Ginola), évidemment. C'était l'adversaire direct, en plus. Quand il était en forme, c'est-à-dire souvent, contre nous, c'était un vrai défi de défenseur. C'était le symbole du PSG de Canal + de cette époque, élégant, beau gosse, classe. Pendant toute la semaine, j'allais chercher les enfants à l'école et les mecs ne me parlaient que de David. Le lundi, si je l'avais malmené, je pouvais faire le fier », a ainsi confié Eric Di Meco, avant de poursuivre autour du charisme que détenait l’actuel consultant de Canal +.

« Aujourd'hui, ce serait une superstar, il avait tout »
« Aujourd'hui, ce serait une superstar, il avait tout, il était technique, costaud, il allait vite, et contrairement à ce qu'on croit, il ne se planquait pas, il pleurait un peu à l'arbitre mais il ne partait pas en courant, poursuit Di Meco. Quand on jouait au Parc, j'étais plus tranquille, parce qu'il jouait toujours du côté de la tribune présidentielle, je ne l'avais qu'une mi-temps sur deux. Au Vélodrome, je l'avais les deux mi-temps (rires). »