«Colère» à l'OM : Malgré la crise, il refuse de partir, «je ne veux jamais fuir»
Hugo Chirossel -
Journaliste
Passionné de football depuis le plus jeune âge, devenir journaliste sportif est rapidement devenu une évidence pour Hugo. Il se découvrira plus tard un amour pour la NBA, avant d’explorer d’autres horizons comme ceux de la Formule 1 et de la NFL.

Si la victoire face au Stade Rennais (3-0) mardi et la qualification pour les quarts de finale de la Coupe de France a un peu atténué la colère des supporters, l’OM n’est pas encore sorti de la crise provoquée par l’élimination en Ligue des champions la semaine dernière, après un match complètement raté à Bruges (3-0). Un contexte difficile que ne veut pas fuir pour autant un dirigeant haut placé du club.

« Après la honte et le dégoût, Coupe de France obligatoire ! » Les supporters de l’OM avaient plusieurs messages à faire passer mardi soir, à l’occasion de la réception du Stade Rennais (3-0). Une rencontre qui marquait le retour de Roberto De Zerbi et ses hommes au Vélodrome, après l’élimination en Ligue des champions et le naufrage à Bruges (3-0), suivi d’un match nul concédé dans les derniers instants face au Paris FC (2-2) samedi. Désormais, l’objectif est clair : remporter la Coupe de France et un premier trophée depuis 2012.

« À Marseille, quand on touche quelque chose du doigt et qu’on le laisse s’échapper, ça fait mal »

Au lendemain de la victoire face à Rennes et la qualification pour les quarts de finale de la Coupe de France, Pablo Longoria a pris la parole sur Instagram, revenant dans un premier temps sur la semaine désastreuse vécue par l’OM : « Ces dernières semaines ont été lourdes. Vraiment lourdes. Pas seulement à cause des résultats, mais à cause de ce qu’ils ont provoqué en nous tous : frustration, colère, parfois même un sentiment de vide. À Marseille, quand on touche quelque chose du doigt et qu’on le laisse s’échapper, ça fait mal. Ici plus qu’ailleurs. Décevoir un peuple, ce n’est jamais facile à digérer. Je ne veux jamais fuir cette réalité. Je l’assume. À Bruges, on a failli. Et dans un moment comme celui-là, il est normal que personne ne puisse s’identifier à ce match. La responsabilité est la nôtre. Entièrement. Et la seule réponse possible est de la regarder en face, sans détour, et sans accentuer la frustration après le match nul du week-end dernier. »

« J’ai vu les banderoles, j’ai senti la colère, elle est légitime »

« Hier (mardi) contre Rennes, on a gagné. Ça ne répare rien. Mais c’était indispensable. Parce que cela rappelle une chose essentielle : quand on est ensemble, quand on accepte de se battre dans un tel contexte, on sait répondre. Et cette équipe en est capable », a poursuivi le président de l’OM, qui a bien vu les messages que les supporters ont fait passer. « Je veux remercier le Vélodrome. J’ai vu les banderoles, j’ai senti la colère, elle est légitime. Mais j’ai surtout vu un stade qui pousse et qui soutient, même quand c’est dur. Ce soutien nous oblige énormément. Hier, j’ai vu ce que je demande chaque jour : le cœur. Et quand une équipe met le cœur, je dois le reconnaître. Pour donner de la continuité, il faut de l’ambition, mais il faut aussi retrouver le plaisir. Parce que cette équipe a beaucoup à donner, et parce que les objectifs fixés en début de saison sont toujours là. »

« L’OM n’existe pas sans ambition, sans fierté, sans identité »

Enfin, Pablo Longoria a conclu : « Le problème de l’OM n’est pas le talent. Il est là. Le défi, c’est la régularité. Ici, chaque match compte plus, chaque minute pèse plus. Les vraies équipes sont celles qui tiennent dans la durée. Je crois à la construction, à la résilience. Mais l’OM n’existe pas sans ambition, sans fierté, sans identité. Ces dimensions doivent avancer ensemble. Aujourd’hui, ce qui compte le plus, c’est l’unité. Une unité réelle, dans les faits, dans l’engagement et dans l’exigence quotidienne. Que chacun, moi le premier, puisse se regarder et se dire : j’ai tout donné. Parce que ce club est unique. Et parce que les attentes sont immenses… et légitimes. On avance. Ensemble. »

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