L’Olympique de Marseille sort d’une semaine cauchemardesque, marquée par l’humiliation contre Bruges (0-3) et l’élimination en Ligue des champions, actée à plus de 2000 kilomètres de la Belgique avec le but inscrit par Benfica dans le temps additionnel de son match contre le Real Madrid (4-2). Depuis, un homme n’échappe pas aux critiques…
C’est une soirée dont les joueurs de Roberto De Zerbi auront du mal à se remettre. Alors que l’OM avait son destin en main pour la qualification en barrages de Ligue des champions, sans même avoir l’obligation de vaincre Bruges, cette dernière journée de saison régulière s’est transformée en cauchemar pour le club phocéen, largement battu (0-3) et finalement éliminé, à cause d’un but inscrit à plus de 2000 kilomètres de là par Anatoliy Troubine, gardien de Benfica, contre le Real Madrid (4-2). Très fébriles et inefficaces, les joueurs de l’OM se retrouvent sous le feu des critiques, et ils ne sont pas les seuls.
« Cette défaite, c'est en partie ma faute, pas totalement »
Roberto De Zerbi est également pointé du doigt, lui dont l’avenir n’avait jamais semblé aussi incertain ces dernières heures. Finalement, l’Italien devrait rester en poste après s’être entretenu avec Pablo Longoria et Medhi Benatia jeudi. Les journalistes ont donc pu l’interroger au cours de la conférence de presse organisée à la veille du match face au PFC, notamment sur son absence à l’entraînement jeudi, lorsqu’on l’annonçait sur le départ.
« Je n'ai pas fait l'entraînement hier matin parce que j'ai regardé des vidéos du Paris FC, j'avais très peu dormi la veille, s’est-il justifié. On a parlé pour trouver la meilleure solution. Quand il y a des défaites comme ça, il faut faire un examen de conscience. Cette défaite, c'est en partie ma faute, pas totalement. Ce qu'on peut lire ou entendre, ce ne sont que des bruits, mais je suis encore là devant vous, c'est ça la vérité. » Une sortie très loin de convaincre Jean-Michel Larqué au micro de RMC.

« C’est un acteur de série B qui voudrait être James Bond dans tous les films mais qui n’en a pas les épaules »
« Quand il parle de vidéo hier pour regarder le PFC, monsieur De Zerbi est tellement débordé qu’il ne peut pas faire les deux choses, regarder la vidéo à un moment donné et s’occuper de l’entraînement à un autre instant, a réagi le consultant dans l’émission Rothen s’enflamme. Prendre les gens pour des… Je veux bien qu’il tape sur les journalistes, les consultants et le reste du monde, mais dites moi, faut quand même les avoir bien accrochées pour dire des choses pareil. Et puis moi, je reste focalisé sur le sport. J’ai regardé la campagne européenne de De Zerbi. C’est un acteur de série B qui voudrait être James Bond dans tous les films mais qui n’en a pas les épaules. Il a commencé par une défaite encourageante face au Real qui ne casse pas trois pattes à un canard depuis le début de la saison. Il a remporté trois victoires en neuf matchs. Au Sporting il s’est planté, contre l’Atalanta, il s’est planté ! Ça m’a rappelé 1993 et l’équipe de France qui devait prendre un point sur les deux derniers matchs (pour se qualifier pour le Mondial 94 face à Israël et la Bulgarie, ndlr), il en a pris zéro ! En guise de zéro, il en a pris trois contre Liverpool, il est allé à Bruges, il en a pris trois et il en a marqué zéro ! À la place des supporters de Marseille, je serais quand même très inquiet. »
Pour Larqué, Roberto De Zerbi reste à l’OM pour une seule raison : « Lui et son armée mexicaine, car ils doivent être une quinzaine dans le staff et quand je dis quinze je suis peut-être modeste, ça coûte trop cher pour les virer. »