Le PSG et l’OM sont depuis plusieurs années maintenant présentés comme les deux grands ennemis du football français. Une rivalité qui n’empêche toutefois pas certains joueurs d’évoluer dans les deux camps. Et il y en a même un pour qui jouer à Marseille a été un rêve devenu réalité avant ensuite de filer à Paris.

Timothy Weah, Adrien Rabiot, Fabrice Fiorèse… La liste des joueurs passés par l’OM et le PSG est longue. Les exemples de trahison (aux yeux des supporters) sont très nombreux. Ça vaut aussi pour Jérôme Alonzo. Né dans le sud de la France, le gardien de but avait évolué à Marseille entre 1995 et 1997. Quelques années plus tard, en 2001, Alonzo rejoignait Paris. Et s’il a passé plus de temps et joué plus de matchs avec le PSG, son aventure à l’OM reste inoubliable.
« Jouer à l'OM, c'était déjà un rêve qui se réalisait pour moi »
En 2010, Jérôme Alonzo avait été invité par La Provence à raconter ses meilleurs souvenirs en tant que joueur de l’OM. C’est alors que celui qui a par la suite joué au PSG avait fait savoir : « Il y en a deux qui m'ont particulièrement marqué. D'abord, le match de la montée en D1. C'était un jour de mai 1996 et on avait battu Sochaux 4-1. L'ambiance était énorme. Ensuite, il y a le dernier match disputé dans l'ancien Vélodrome (le 17 février 1996), avant que les travaux pour la coupe du monde 98 ne soient effectués. On recevait Caen et la victoire (1-0) nous avait permis de reprendre la tête de la D2. Jouer à l'OM, c'était déjà un rêve qui se réalisait pour moi, natif de Menton. Mais alors disputer le dernier match dans le mythique Vel', c'était unique. Ce stade n'était pas un palace, mais putain quelle ambiance ! Et j'ai eu ce privilège ».

Alonzo marqué par un match face à l’OM avec le PSG
Et pour ce qui est de son meilleur souvenir au PSG, Jérôme Alonzo avait répondu : « Il y en a beaucoup car j'y suis resté bien plus longtemps. Ne le prenez pas mal, mais je crois que le plus beau restera ma première victoire au Vélodrome... Ce jour-là, en 2003, j'ai vu un artiste gagner à lui tout seul un match. C'était LE festival Ronaldinho. Ce n'est pas tant parce que c'était l'OM en face. D'ailleurs, cela aurait eu la même saveur à Bordeaux; mais là, c'était à Marseille ».