Parfois, le processus d’un transfert est loin d’être un long fleuve tranquille. En effet, les négociations entre les différentes parties font régulièrement apparaitre. C’est alors que certains joueurs n’hésitent pas à partir au bras de fer pour obtenir ce qu’ils veulent. C’est ce qui a pu arriver il y a quelques années lors d’un transfert à l’OM.

Au cours de son histoire, l’OM en a vu défiler des joueurs. Une longue liste sur laquelle on peut notamment retrouver le nom d’un certain Marius Trésor. Ancien international français, celui qui était défenseur central avait été recruté par Marseille en 1972 en provenance de l’AC Ajaccio. Un départ qui s’est fait dans des conditions houleuses pour Marius Trésor.
« J’entre en guerre avec Ajaccio pour être transféré ou être augmenté »
En 2025, pour Le Figaro, l’ancien joueur de l’OM avait raconté les coulisses de son transfert et comment il avait obtenu gain de cause après être parti au bras de fer avec l’AC Ajaccio. Marius Trésor confiait alors : « Quitter la Corse pour l’OM a été très compliqué ? En fin de saison, nous sommes descendus en Ligue 2, avec Ajaccio. Cette année-là, beaucoup de choses, qui n’ont rien à voir avec le football, se sont passées. J’ai eu des propositions et, là, j’entre en guerre avec Ajaccio pour être transféré ou être augmenté. Je venais de me marier, j’avais un garçon de 6 mois et je voulais faire vivre ma famille. Les discussions n’avançaient pas. J’ai levé la main en disant : « Puisque c’est comme ça, je retourne en Guadeloupe et je vais continuer à m’amuser en jouant au foot ». Les dirigeants ont dû se dire que je n’avais pas coûter cher, à peine un billet d’avion, et qu’ils avaient la possibilité de gagner pas mal d’argent avec moi et j’ai finalement pu partir ».

« C’est une ville qui vit pour le football »
Au final, Marius Trésor sera resté à l’OM de 1972 à 1980. Une expérience dont il garde de très bons souvenirs : « C’est une ville qui vit pour le football. Je n’allais pas tellement marcher dans les rues parce que les supporters étaient tellement épris de cette équipe que c’était compliqué d’être tranquille. J’ai eu la chance de remporter une Coupe de France, en 1976. A ce moment-là, tout a changé. On pouvait même rentrer dans une banque en disant « Donnez moi de l’argent » et on l’aurait eu. On pouvait tout faire sous prétexte que nous étions des joueurs de l’OM. Les gens ne vivaient que pour cette équipe ».