Pour beaucoup d’observateurs, Hatem Ben Arfa reste l’un des plus gros gâchis du football français, tant le potentiel de l’ancien joueur formé à l’OL était énorme. La faute, notamment, à un comportement pas toujours irréprochable qui a parfois pu causer quelques frictions dans le vestiaire. Un ancien international français est bien placé pour en parler…
Salué dès son plus jeune âge pour son énorme talent, Hatem Ben Arfa a également fait parler de lui à cause de son comportement, ce qui a pu lui jouer des tours. « Ça a bugué psychologiquement il y a bien longtemps, dans son enfance. Il était le roi, le roi, le roi. On lui a toujours dit ses droits mais jamais ses devoirs, expliquait en 2022 Frédéric Guerra, son premier agent, interrogé par RMC. Quand je l’ai repéré et que ses parents m’ont fait confiance, j’étais persuadé d’avoir en ma possession un joueur, si on travaillait son mental, qui serait un futur Ballon d’Or tellement il avait de talent. Ça restera un énorme gâchis, c’est peut-être LE gâchis du football du XXIe siècle. » Celui qui a connu l’attaquant durant sa jeunesse avait alors résumé à l’époque : « Hatem a aujourd’hui 35 ans, mais il aura 17 ans toute sa vie. C’est un enfant ».
« Si on en était venu aux mains ? Oui »
Cette immaturité, Sébastien Squillaci a pu la constater du côté de l’OL, le club formateur de l’ancienne pépite du football tricolore. En 2020, l’ancien international avait été interrogé par L’Équipe sur « la plus grosse dispute » qu’il avait pu voir dans un vestiaire, l’occasion pour lui d’évoquer sa propre expérience. « C'était moi avec Hatem Ben Arfa, à Lyon. Ça avait chauffé. C'était à l'entraînement. J'avais eu un contact un peu rugueux avec lui. Il l'avait mal pris et avait eu des mots assez durs. Après l'entraînement, ça avait chauffé. Si on en était venu aux mains ? Oui », révélait l’ancien défenseur de l’OL.

« Il y a des limites à ne pas dépasser, et il les avait dépassées »
« J'étais très ami avec Sidney (Govou). Je sais qu'Hatem était allé le voir quinze jours ou trois semaines après pour savoir s'il pouvait venir s'excuser. Il l'a fait et on est passés à autre chose, avait ajouté Squillaci. Hatem, c'est quelqu'un d'assez impulsif, il était jeune. Il y a des limites à ne pas dépasser, et il les avait dépassées, mais c'était une erreur. Il n'y a plus de problème. »