Depuis le début de son impressionnante carrière, Kylian Mbappé a toujours renvoyé l’image d’un joueur capable de parfaitement faire respecter ses droits. Une vision économique que partage sa mère, Fayza Lamari. Très impliquée dans le SM Caen, propriété du clan Mbappé depuis l’été 2024, cette dernière souhaite former les jeunes autour de notions comme la négociation de contrat et des salaires. Explications.
Une véritable révolution. Sur le départ du PSG, Kylian Mbappé a racheté en juillet 2024, une grande partie du SM Caen, alors pensionnaire de Ligue 2. Devenu actionnaire majoritaire du club normand, l’attaquant français laisse son clan gérer les affaires du club évoluant désormais en National. En juin 2025, un virage est pris. Les Mbappé décident de nommer un certain Julien Meilhac à la tête de la formation caennaise.
Le clan Mbappé l’a nommé à la tête de la formation
Interrogé par Ouest-France, ce dernier a fait part de la vision du clan Mbappé concernant les jeunes joueurs du centre de formation. « Dans les faits, ils ont une vision très singulière. À leurs yeux, on doit reconnaître le joueur qui sera passé par l’académie Malherbe, pour ceux qui deviennent footballeurs professionnels mais aussi et surtout pour des garçons qui sont passés trois, quatre ou cinq ans chez nous et qui n’ont pas réussi à franchir le cap. Ce sera une majorité d’entre eux », a ainsi révélé Julien Meilhac, qui affirme également que Fayza Lamari souhaite également que les jeunes soient formés au niveau de la négociation de contrat.

« On a cette volonté de faire comprendre au joueur qu’il n’est pas juste celui qui joue au foot, mais aussi celui qui comprend ses droits d’image »
« On a cette volonté de faire comprendre au joueur qu’il n’est pas juste celui qui joue au foot, mais aussi celui qui comprend ses droits d’image, qui est capable de s’insérer dans la société, d’aller expliquer ses choix, d’avoir un argumentaire soutenu. Presnel Kimpembe disait récemment qu’il n’a plus d’agent. L’ambition, pour nous, ce n’est pas que cela arrive en fin de carrière, c’est de savoir quasiment négocier son contrat, lire sa feuille de paie quand tu rentres dans ta vie active de footballeur. Pourquoi ce serait différent dans le football ? Il faut que ça soit possible », conclut-il.