En juillet 2006, alors qu'il s'apprêtait à mettre à terme à sa carrière et à sa belle histoire d'amour avec l'équipe de France en tant que joueur, Zinedine Zidane semble avoir eu des différends avec Raymond Domenech, le sélectionneur de l'équipe. Et il a réglé ses comptes des années plus tard en interview.
Le 9 juillet 2006, en finale de la Coupe du Monde à Berlin, Zinedine Zidane disputait le tout dernier match de sa carrière (défaite contre l'Italie) et mettait ainsi un terme à sa belle histoire d'amour avec l'équipe de France, une histoire qui aura duré plus de douze ans. Mais cette dernière ligne droite semble avoir été partiellement gâchée par Raymond Domenech, le sélectionneur des Bleus à cette époque, qui avait contrarié Zidane avec son coaching.
« J’ai les glandes et je le lui fais savoir »
Interrogé dans les colonnes de L'EQUIPE en juin 2022, Zinedine Zidane listait ses reproches envers Domenech, notamment avec sa décision de le sortir lors du deuxième match de poules contre la Corée du Sud (1-1) : « Il (Raymond Domenech) me sort pour faire entrer David Trezeguet (90e + 1). Mais qui va le faire marquer, David ? Ce n’était pas clair. J’ai les glandes et je le lui fais savoir. Il y a plein de choses qui s’étaient aussi passées, avant. Des histoires racontées sur mon retour qui n’étaient pas la réalité. J’ai décidé de tracer mon truc à ce moment. On a même décidé de tracer notre truc ensemble. Et ça allait le faire. C’était lancé », a lâché Zidane.
« On avait pris les clés. À 100 % »
Et il avoue ensuite dans cette interview que le groupe était en auto-gestion face à ces mauvais choix de la part de Raymond Domenech : « On avait pris les clés. À 100 %. On était entre nous, chaque avant-veille de match. On avait trouvé un lieu pour nous. C’était exceptionnel. On faisait venir des merguez de Berlin parce qu’il paraît que c’étaient les meilleures ! Des moments magnifiques, pendant quatre heures à table. Il y a eu une vraie cohésion. C’était dans une petite auberge perdue, à quelques kilomètres de notre hôtel. Une ambiance fabuleuse », poursuit Zidane.