La proposition inoubliable de Zinedine Zidane : «Il m’a demandé si…»
Arthur Montagne -
Journaliste
Affamé de sport, il a grandi au son des moteurs de Formule 1 et des exploits de Ronaldinho. Aujourd’hui, diplomé d'un Master de journalisme de sport, il ne rate plus un Grand Prix de F1 ni un match du PSG, ses deux passions et spécialités

Rencontrer Zinedine Zidane est visiblement marquant, même lorsque l’on est un joueur professionnel. Un ancien joueur de première division raconte d’ailleurs une anecdote qui en dit long sur l’aspect humain du Ballon d’or 1998. 

C'est une rencontre qui va le marquer à vie. Ancien latéral de Nantes, Monaco ou encore du LOSC, Christophe Pignol se souvient d'une match de Ligue des champions contre la Juventus en 1998 alors qu'il évolue encore à l'AS Monaco. Sur une action, il prend un coup à la tempe d'Angelo Di Livio et se retrouve à l'hôpital à Turin. Mais plusieurs joueurs de la Juve lui ont rendu visite, à l'image de Zinedine Zidane qui lui a même proposé son aide comme s'en souvient Christophe Pignol.

L'anecdote de Pignol sur Zidane

« Juste avant la mi-temps de la demi-finale aller de la Ligue des champions Juventus-Monaco (4-1, le 1er avril 1998), (Angelo) Di Livio me donne un coup sur la tempe qui m'envoie plusieurs jours à l'hôpital de Turin. Une usine à gaz. Je me retrouve dans une chambre à quatre ou cinq. Où (Zinédine) Zidane, (Didier) Deschamps, Di Livio et (Alessandro) Del Piero viennent me voir. La femme d'un mec qui venait de se faire opérer n'en croyait pas ses yeux. Elle n'arrêtait pas de le secouer, mais il n'arrivait pas à se réveiller de son anesthésie. Deschamps a fait en sorte que Cathy, ma femme, change d'hôtel et lui a prêté son téléphone. Zidane lui a demandé si elle avait besoin de faire des courses. La Juve, c'est la grande classe », confiait-il dans les colonnes de L’EQUIPE en 2022.

«C'est la grande classe»

Mais Christophe Pignol a raconté un autre moment marquant de sa carrière, lorsqu’il était au LOSC : « Après ma leucémie, je vais manger à Cannes avec Vahid et les présidents, Luc Dayan et Francis Graille. Je ne connaissais pas Luc et il m'a payé mes deux dernières années au LOSC. Je n'avais joué que huit mois et il a signé le chèque sur place, à la condition que je ne rejoue pas en pro. Lille aussi, c'est la classe. »

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