«Il revient» : Le retour «essentiel» en équipe de France (et ce n'est pas Zidane)
Thomas Bourseau
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Rédacteur
Féru de sport, Thomas a grandi entre le ballon rond du football et le orange du basket, ses deux coups de cœur depuis toujours. Diplômé d’un Master et d’une Licence à l’Institut Européen du Journalisme de Paris, il suit toujours de très près les aventures d’Arsenal et des Los Angeles Lakers.

Zinedine Zidane semble être prêt à prendre les rênes de l'équipe de France après Didier Deschamps à la suite de la Coupe du monde 2026. Avant d'éventuellement en devenir le sélectionneur, Zizou a été un joueur incontournable de la sélection tricolore qu'il a un temps quitté. Un homme s'est confié sur cette période d'incertitude en faisant un aveu surprenant. Explications.

Le 4 août 2005, L'Equipe publiait une édition qui est restée dans la mémoire des inconditionnels de l'équipe de France : « Il revient », faisant référence au retour en sélection de Zinedine Zidane un an après avoir quitté les Bleus. Après l'Euro 2004, avec une élimination en quart de finale contre la Grèce, Zidane, Lilian Thuram et Claude Makélélé sont restés à l'écart pendant une année calendaire avant de signer leurs retours sous les ordres de Raymond Domenech.

«Il était essentiel que Makélélé revienne. Les autres aussi étaient importants parce que Lilian derrière était capital et Zizou était hors norme»

Celui qui a officié en tant que sélectionneur de l'équipe de France entre 2004 et 2010 est longuement revenu pour Offense sur les coulisses de ce retour de Zidane, Thuram et Makélélé chez les Bleus.

« Le retour de Zidane et de Thuram ? Et de Makélélé. Il y avait Claude qui était aussi très important et on l'oublie souvent. Pour moi, il était essentiel. Il a sur et en dehors du terrain cette capacité à rassembler. C'est quelqu'un qui est joyeux, qui se met au service des autres, qui n'a pas envie de se mettre en avant, qui fait son boulot. Pour moi, il était essentiel que lui revienne. Les autres aussi étaient importants parce que Lilian derrière était capital et Zizou était hors norme ».

«Un jubilé ? « Tant que je suis sélectionneur, même pas en rêve » pour moi ils vont revenir»

Malgré tout ce qui a pu être dit pendant cette année de césure pour les trois ex-internationaux, la volonté de la Fédération française de football d'organiser un jubilé en leur honneur, Raymond Domenech n'a jamais perdu espoir. Il s'est même clairement opposé au projet de la FFF. Le temps lui a donné raison, lui qui était certain d'être dans le vrai au sujet de ce feuilleton.

« Quand ils ont dit après l'Euro 2004 qu'ils arrêtaient, ça m'est tombé dessus sans prévenir. C'était compliqué parce que ce n'est plus la même équipe quand on se retrouve comme ça. J'ai tout fait pour qu'ils reviennent, pour les garder sous la main. Je le dis, et je le rappelle, les gens ne veulent pas l'entendre, la Fédé voulait faire un jubilé pour fêter leurs départs. Je leur ai dit : « tant que je suis sélectionneur, même pas en rêve » pour moi ils vont revenir. J'ai tout fait pendant un an et Pat Vieira m'a beaucoup servi parce qu'il avait des liens avec Zidane et Lilian parce qu'ils jouaient ensemble. Il a maintenu le contact. Je les ai eu de temps en temps au téléphone. Pas Lilian parce que quand on commence à discuter avec lui, ma femme à côté dans le lit me disait « mais il arrête à quelle heure ? ». Ils se sont rendus compte que pendant les rassemblements internationaux, ils restaient tout seuls. Qu'il leur manquait l'adrénaline du plus haut niveau. Et comme la porte était restée ouverte, quand ils sont revenus, c'était une évidence ».

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