En équipe de France, des épisodes houleux ont eu lieu dans l'histoire de la sélection tricolore. Un en particulier a été qualifié de fiasco par les médias et l'opinion publique. Une succession d'évènements dingues que le sélectionneur en question n'avait jamais vu venir. Des années plus tard, il a rouvert ce chapitre douloureux ponctuée par une grève assez folle. Il raconte tout.

Le 20 juin 2010, trois jours après la défaite contre le Mexique en poules de la Coupe du monde (0-2), l'équipe de France ne descendait pas du bus pour la séance d'entraînement au centre de Knysna. La cause ? Une grève du groupe de Raymond Domenech en signe de contestation après l'éviction de Nicolas Anelka sous décision de la Fédération française de football pour des propos injurieux envers le sélectionneur : « va te faire enc*ler, sale fils de p*te ».
«On rigole tous parce que ce n'est pas possible»
Des propos démentis par plusieurs personnes présentes dans le vestiaire y compris le sélectionneur en personne. Pour Offense, Raymond Domenech a avoué la semaine dernière qu'Anelka, à la fameuse mi-temps de France - Mexique lui avait plutôt : « vas-y fais la ton équipe de me*de ». Invité, forcément, à raconter la grève des joueurs, Domenech a avoué avoir senti le truc venir en plaisantant même avec ses adjoints d'une telle hypothèse totalement utopique à leurs yeux. « Comment peut-on expliquer ça ? Je me souviens, le jour où ils font grève, on est à table. Mais tu sens le climat, que quand tu passes, les joueurs se taisent. Je sentais qu'il allait se passer quelque chose : je me disais « ils sont en train de me préparer quelque chose, mais quoi ? ». Je m'assois à table et je dis « j'espère qu'ils ne vont pas me faire la grève de l'entraînement » et on rigole tous parce que ce n'est pas possible. »

«M'imaginer qu'ils n'allaient pas s'entraîner la veille d'un match qui était encore décisif pour se qualifier»
Raymond Domenech estimait, avec le staff de l'équipe de France de l'époque, que les Bleus allaient éventuellement faire l'impasse sur une séance de dédicace, ce refus de s'entraîner, l'ancien coach des Bleus ne l'avait pas vu venir. « Quand tu es joueur, tu peux faire tout ce que tu veux ! Il y avait une séance de dédicace que le président a voulu qu'on fasse pour les gamins du coin. Je me suis dit qu'ils allaient saboter ça, un truc du genre. M'imaginer qu'ils n'allaient pas s'entraîner la veille d'un match qui était encore décisif pour se qualifier, mais ils n'étaint pas là-dedans, ils étaient pris par autre chose. Ils pensaient qu'il y avait une injustice, mais ils se sont rebellés contre eux-mêmes ».