L'équipe de France aurait pu décrocher une deuxième étoile bien avant la Coupe du monde en Russie. Plus précisément, douze années plus tôt grâce au Mondial qui s'est déroulé en Allemagne avec une défaite en finale contre l'Italie (1-1 puis 3-5 aux tirs au but). Zinedine Zidane a pris part à cette compétition alors que cela devait être un rendez-vous manqué...

Zinedine Zidane et l'équipe de France, une histoire qui s'étale sur plusieurs décennies. En 1994, « Zizou » fêtait sa première sélection contre la République Tchèque. La première de ses 108 capes pour les Bleus qui se sont conclues par une panenka et un coup de boule sur le torse de Marco Materazzi en finale de Coupe du monde en Allemagne contre l'Italie (1-1 puis 3-5 aux tirs au but).
«On a eu une réunion au George V avec quelques joueurs pour les convaincre»
Avant cette campagne historique des Bleus au Mondial 2006 en éliminant l'Espagne (3-1), le Brésil (1-0) et le Portugal (1-0) pendant la phase à élimination directe du Mondial, Zinedine Zidane avait décidé de mettre l'équipe de France de côté après l'Euro 2004 au Portugal. Un an plus tard, Zidane revenait avec Claude Makélélé et Lilian Thuram chez les Bleus. Des retrouvailles rendues possibles grâce au sélectionneur de l'époque : Raymond Domenech. « Je me souviens avoir eu Zidane au téléphone. On a discuté parce qu'on devait se revoir. On a eu une réunion au George V avec quelques joueurs pour les convaincre. J'étais sûr qu'ils allaient revenir. Il ne fallait pas les brusquer ».

«C'était leur angoisse et ils ont vécu jusqu'au match de l'Espagne»
Pendant plus d'une heure d'interview pour l'émission Offense, Raymond Domenech a expliqué à quel point il était capital selon lui de mettre dans les meilleures dispositions mentales le trio Zidane - Thuram - Makélélé jusqu'à un match en particulier : le 1/8ème de finale contre l'Espagne. « Il fallait que je trouve le moyen de les faire revenir sans qu'on dise : « Ce sont les héros, on revient on va tout gagner ». C'était leur angoisse et ils ont vécu jusqu'au match de l'Espagne (1/8ème de finale de Coupe du monde) en se disant : « si ça foire, c'est nous ». Après, ils étaient libérés ».