Alors qu'il débute sa saison ce samedi à l'occasion des Strade Bianche, l'une de ses courses fétiches, Tadej Pogacar apparaît plus fort que jamais. Comme à son habitude, il tentera d'assommer ses adversaires dès le coup d'envoi pour les installer dans une logique de défaite. A l'heure de sa première confrontation de l'année avec le champion slovène, Paul Seixas pourrait à ce sujet disposer d'un atout que les autres n'ont pas...

Samedi, à l'occasion des Strade Bianche, une course qu'il apprécie particulièrement et où il matraque en général d'entrée ses adversaires pour saper leur moral et leur confiance dès le début de saison, Tadej Pogacar apparaît plus fort que jamais, comme en témoigne certaines références chronométriques à l'entraînement, supérieures encore aux autres années, à l'image de son temps d'ascension du Coll de Rates autour de Valence en Espagne. Logiquement, le double champion du monde devrait à nouveau tenter d'assommer la concurrence afin d'asseoir immédiatement son autorité et installer ses adversaires dans une logique de défaite.
Le peloton est marqué psychologiquement par la domination de Pogacar
Seulement cette fois, Tadej Pogacar pourrait tomber sur un os, à savoir Paul Seixas, qui a démontré dès ses premières courses qu'il avait franchi un énorme palier depuis l'automne dernier, au point d'arriver à un niveau plus si éloigné du champion slovène... Et ce d'autant plus que le jeune coureur tricolore n'a pas été marqué - lui - par les années de domination de Pogacar, qu'il n'a jamais eue à subir, et qui arrive face à lui avant tout dans une logique de progression dans l'idée de le battre dès que possible.
« Pogacar ? Le but ce n'est pas de prendre le relais quand il ne sera plus là... »
Au travers de ses propos, on ne sent pas le Français résigné inconsciemment à la défaite, comme beaucoup des adversaires du Slovène, mais au contraire animé d'une réelle détermination. Ce qui, avec ses qualités physiques naturelles XXL, pourrait s'avérer un cocktail particulièrement dangereux pour Pogacar. Interrogé à l'occasion d'un entretien accordé au Dauphiné Libéré, Paul Seixas a ainsi déclaré : « Compte tenu du niveau atteint par Pogacar, est-ce que je travaille dans l'attente du jour où il va se retirer ? Non, je ne pense pas à ça, le but ce n'est pas de prendre le relais quand il ne sera plus là. Le but, c'est d'essayer d'atteindre son niveau et de pouvoir un jour le battre. Pour moi, gagner parce qu'un coureur n'est pas là, ce n'est pas la même victoire. Il faut gagner quand tout le monde est là, c'est le plus important et le plus gratifiant pour un coureur qui a un esprit compétitif ». Premier acte ce samedi en Italie.