La Ligue Nationale de Rugby a validé mercredi la hausse de la masse salariale autorisée, à compter de la saison prochaine, ainsi que la dégressivité des crédits internationaux pour les clubs comptant des joueurs du XV de France. Ce qui va représenter un manque à gagner de 1M€ pour un club de Top 14 et a provoqué des échanges tendus entre deux présidents.
C’était attendu, la Ligue Nationale de Rugby (LNR) a adopté mercredi une augmentation du salary cap, le plafond de la masse salariale, à partir de la saison prochaine en Top 14. Actuellement fixé à 10,7M€, il passe à 11M€ la saison prochaine, puis augmentera de 100 000€ par an pour monter jusqu’à 11,3M€ lors de l’exercice 2029-2030.
« Laurent était complètement pour, Didier complètement contre »
Dans le même temps, la LNR a également acté l’évolution du montant global des crédits internationaux pour les clubs de Top 14, instaurant une dégressivité en fonction du nombres de joueurs concernés. Une nouvelle réglementation qui va surtout impacter le Stade Toulousain, qui pourrait perdre jusqu’à 1M€ selon les dernières estimations. Comme indiqué par Yann Roubert, président de la Ligue, Didier Lacroix, président de Toulouse, s’y est fermement opposé, et cela a provoqué des tensions avec son homologue de l’Union Bordeaux-Bègles, Laurent Marti.

« C’est normal que les échanges soient nourris au sein d’un comité directeur »
« On ne va pas cacher que le Stade Toulousain a voté contre ce dispositif de dégressivité, là où – si je ne dis pas de bêtises – la très grande majorité des clubs était pour. Laurent Marti a insisté sur le fait que ce dispositif donnera ses pleins effets en 2029/2030 et que d’ici là, personne ne sait quel club comptera le plus d’internationaux, ni qui sera le sélectionneur d’ici là. Laurent était complètement pour, Didier complètement contre », a confié Yann Roubert, dans un entretien accordé au Midi Olympique. « C’est normal que les échanges soient nourris au sein d’un comité directeur, c’est à cela que servent une Ligue et les règles démocratiques, précisément pour que chacun puisse s’exprimer. Ensuite, on tranche une décision à la majorité pour pouvoir avancer dans le sens qu’on a choisi cette majorité. C’est l’objet des votes. »