Victime d’une nouvelle rupture du ligament croisé antérieur du genou droit en mars dernier, Antoine Dupont a retrouvé les terrains à la fin de l’année. Une nouvelle épreuve à surmonter pour le capitaine des Bleus, qui avait déjà souffert de la même blessure en 2018. À cette époque, il avait alors découvert les bienfaits de la thérapie…
Antoine Dupont a tourné la page de son année 2025 cauchemardesque marquée par sa rupture du ligament croisé antérieur du genou droit en mars, lors d’un match du Tournoi des Six Nations avec le XV de France. Un terrible coup dur qui n’était pas le premier pour le capitaine tricolore, déjà victime de la même blessure en 2018. À l’époque, Antoine Dupont avait été forcé de rencontrer une psychologue, ce qu’il ne regrette pas aujourd’hui.
« Quand je me suis blessé, il y avait un rendez-vous obligatoire avec une psychologue… »
« Avant ma blessure en 2018, je n'avais pas du tout abordé la préparation mentale. Ça ne me parlait pas vraiment et j'avais l'impression de ne pas en avoir besoin. Quand je me suis blessé, j'ai commencé ma rééducation en post-opératoire, il y avait un rendez-vous obligatoire avec une psychologue, pour faire une première consultation. Je ne voulais pas trop y aller au départ mais j'ai passé le pas. C'était en 2018 - et je la vois encore aujourd’hui », avait révélé Antoine Dupont en 2023, dans le podcast « Les secrets du mental ».
« Le mental est un aspect que j’avais négligé dans la performance »
« C’est une psychologue du sport, donc tu peux lui parler des aspects de ta vie perso, mais aussi de tous les côtés performances. Au début, j’échangeais beaucoup avec elle sur la blessure puis sur tous les aspects de la vie en général et je pense que ça a beaucoup servi aussi car c’est un aspect que j’avais négligé dans la performance », avait reconnu Antoine Dupont, rappelant qu’il « n’y a pas besoin d’avoir des problèmes pour aller voir un psychologue ».
Pour autant, Antoine Dupont reconnaît que la question du mental reste taboue dans le sport. « J’en parle assez peu, mais les potes avec qui j’en parle, ça ne leur parle pas, expliquait la star tricolore. Après, moi le premier, si on ne m’avait pas forcé à faire la première consultation, je ne l’aurais certainement jamais fait non plus ».