Top 14 : Sans Dupont et ses stars du XV de France, le Stade Toulousain s’éclate !
Romain Amalric -
Journaliste
Journaliste depuis 20 ans, je suis homme de terrain de Canal+ sur le Top 14 et la ProD2 et correspondant pour Radio France

Malgré les absences des internationaux et des blessés, le Stade Toulousain continue sa série de victoires en Top 14. La jeune relève est au niveau. Comme d’habitude à Toulouse, les doublons se passent plutôt bien.

C’est une fierté pour les supporters toulousains, et une nouvelle frustration de plus pour les clubs adverses. Malgré les très nombreuses absences, le Stade Toulousain arrive quand même à performer. Exemple avec ce dernier succès sur la pelouse de Clermont (33-37) avec une équipe composée en grande majorité de jeunes joueurs formés au club. Sur les 23 joueurs alignés sur la feuille de match côté Toulouse, 12 d’entre eux faisaient partie de l’équipe championne de France Espoir la saison dernière. C’était même la première feuille de match en Top 14 pour certains. Pourtant, l’équipe a tenu son rang avec beaucoup de maturité face à un concurrent direct au Top 6.

Le Racing et l'UBB dans le dur

Même rajeuni, même remanié, le Stade Toulousain reste le Stade Toulousain. Le jeu ne change pas. Et les succès s’enchaînent. Les Rouge et Noirs collectent une cinquième victoire consécutive en championnat et préservent leur invincibilité en 2024. Un signe fort envoyé aux principaux rivaux dont certains sont dans le dur durant cette période internationale. C’est notamment le cas du Racing, leader début janvier, et qui n’a pris aucun point depuis le début du Tournoi, désormais relégué à la sixième place. C’est le cas aussi de l’UBB, impacté par l’absence de sa charnière et sa ligne de trois-quarts et qui peine à retrouver la forme du début de saison avec une seule victoire en quatre matchs.

« Je suis fier des gamins »

Même rendement pour LaRochelle, dont les absences sont aussi très nombreuses, et qui n’a toujours pas intégré le Top 6 depuis le début de la saison. Les doublons font mal. Peut-être une histoire d’expérience. A Toulouse, ces périodes-là sont habituelles et le club a appris à gérer son effectif en fonction. Les jeunes joueurs savent que c’est leur tour, et ils ont été préparés en conséquence. D’où l’importance de la formation en amont. Et ainsi viennent les bonnes surprises. Comme celle de gagner à Marcel-Michelin avec une équipe de 22 ans de moyenne d’âge. « Je suis fier des gamins », a confié le manager UgoMola. Malgré l’absence d’Antoine Dupont parti au 7, les blessures de Ntamack, Jelonch, Flament et Meafou, et les huit joueurs retenus en équipe de France, l’hiver est doux à Toulouse. C’est souvent signe d’un printemps heureux.

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