Ce n’est pas l’or, mais cela en a tout l’air en voyant les festivités qui ont suivi la deuxième place de l’équipe de France lors du relais en ski de fond ce dimanche. Un moment capté et partagé sur les réseaux sociaux par un autre athlète, ayant du mal à trouver le sommeil.

Ces Jeux Olympiques de Milan-Cortina réussissent décidément très bien à la délégation tricolore, qui a égalé ce dimanche son meilleur total historique de médailles avec quinze breloques au compteur (quatre en or, sept en argent, quatre en bronze), permettant à la France de se hisser à la sixième place au classement des nations. La récolte a particulièrement été fructueuse en ski de fond avec trois médailles, toutes en argent. Dimanche, Théo Schély, Hugo Lapalus, Mathis Desloges et Victor Lovera sont allés décrocher la deuxième position du relais derrière la Norvège.
« Ils savent comment célébrer »
Une médaille d’argent fêtée comme il se doit par les Français si l’on se fie aux images publiées par le fondeur britannique James Clugnet sur Instagram. « Ils savent comment célébrer », a-t-il réagi. Et pour cause, en plus d’entonner des chants tricolores, les médaillés d’argent ont ensuite célébré dans la rue, l’un étant étendu sur les passages piétons, l’autre agitant une cloche et un troisième avec ce qui semble être une tronçonneuse en marche.

« C'est une médaille d'équipe avec un grand E »
Avant cette fête bruyante, Hugo Lapalus s’était livré sur ce moment fort en émotion. « Le relais c'est une histoire qui continue. Il tient à cœur à toute l'équipe et tout le staff. C'est trop important. Aujourd'hui on a changé la couleur de la médaille et ça fait trop plaisir. On va continuer de s'entraîner pour chercher l'or un jour. C'est une médaille d'équipe avec un grand E, savourait le deuxième relayeur de l'équipe de France, rapporté par L’Équipe. Partager ça rend les choses mille fois plus belles. C'est une chance d'avoir la possibilité de mettre plein de mondes à plein de places différentes. On a une équipe compétitive et on a une grosse pensée pour ceux qui auraient aussi pu y être. C'est historique. Ce que fait Mathis nous galvanise et nous montre que c'est possible. Voir qu'on est la deuxième nation, qu'on joue avec les Norvégiens et qu'il y a plus cette pensée avant les courses disant que c'est impossible et qu'on va se contenter d'être deuxième... Un jour, on peut être premiers. On va continuer chaque jour à l'entraînement pour aller chercher l'or. Ce qu'on vit est incroyable et ça fait tellement plaisir pour le ski de fond français. J'espère que ça va donner envie à plus de gens de suivre ce sport. On a une équipe surmotivée et qui a la rage. On a de belles années devant nous. »