Elle a failli perdre son œil aux JO d'hiver 2026 : Voici comment cet accident «catastrophique» s'est produit !
Alexis Brunet

Lors de ces Jeux Olympiques d’hiver 2026, un drame a failli avoir lieu. Lors d’une épreuve de short-track, la patineuse polonaise Kamila Sellier a été touchée au visage par un patin et elle a bien failli perdre son œil sur le moment. Il faut dire que ce sport peut devenir vite dangereux, même si cela est rare, car les lames des patins sont très aiguisées.

C’est un évènement qui a beaucoup fait parler et que l’on aurait voulu éviter. Vendredi, lors du quart de finale du 1500m en short-track lors des Jeux Olympiques de Milan-Cortina, la patineuse polonaise Kamila Sellier n’est pas passée loin de la catastrophe. Cette dernière a reçu un coup de patin en pleine tête à la suite d’une chute et elle aurait bien pu perdre son œil. La course a bien évidemment été stoppée et la femme de 25 ans a été soignée sur la glace avant d’être par la suite opérée. Tout va bien pour elle aujourd’hui, mais elle s’était fait une belle frayeur.

« C’est très fin, très coupant »

Pour RMC Sport, Thierry Fauconnet, entraîneur national des équipes de France de short-track, est revenu sur cet accident. Selon lui, une situation pareille est très rare, même s’il y a évidemment un risque vu que les lames des patins sont très aiguisées. « La lame, c’est environ entre 50 et 60 centimètres de long et 1,4 millimètre de large. C’est très fin, très coupant. Elle est carrée, pas comme un couteau très pointu pour couper de la viande. Pour tenir sur la glace, il faut l’affûter. Elle est un peu plus aiguisée qu’un hockeyeur et presque autant qu’une carre de ski. Les skieurs ont aujourd’hui les mêmes propriétés que nous car ils skient sur de la neige très dure. Dès qu’on est sur de la glace, il faut une lame très affûtée. Nous, on l’aiguise encore plus parce qu’on a plus d’angle. Ça reste aussi dangereux que les autres sports, mais pas plus. »

« Cette visière n’aurait pas fait grand-chose »

Lors de cet accident, Kamila Sellier ne portait pas de visière. Selon Thierry Fauconnet, si elle en avait porté une, cela n’aurait pas forcément changé les choses, ou alors il faut prendre la décision de les agrandir. « On est quand même protégé. Tous les athlètes ont une combinaison en kevlar qui monte jusqu’au menton. Elle ressemble un peu à un gilet pare-balles de policier et est anti-coupure. Moi quand je patinais, j’avais une visière type hockey, qui s’arrête à mi-visage. Mais hier, cette visière n’aurait pas fait grand-chose. Ou alors il faut une visière plus grande. Peut-être que des choses seront mises en place. »

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