La saison prochaine, Max Verstappen aura un nouveau coéquipier. C'est Isack Hadjar qui aura la lourde tâche de se mesurer au quadruple champion du monde. Un rôle ingrat comme le confie Damon Hill, champion du monde 1996, qui estime déjà que le pilote français ne pourra pas tenir sur la durée chez Red Bull.
C'est au tour d'Isack Hadjar de s'y coller ! Alors que plusieurs pilotes ont tenté de frotter à Max Verstappen chez Red Bull, tous ont connu le même destin : l'échec. Que ce soit Pierre Gasly, Alexander Albon, Liam Lawson et Yuki Tsunoda, tous ont été rincés par la pression du rôle de coéquipier du quadruple champion du monde. Sergio Pérez, qui a été le pilote numéro 2 au sein de l'écurie autrichienne pendant quatre saisons, s'en est un peu mieux sorti que les autres. Et pourtant, même lui reconnaissait qu'il s'agissait du «pire job en Formule 1». Isack Hadjar sait donc où il met les pieds et Damon Hill, champion du monde 1996, ne cache pas son inquiétude.
Damon Hill n'y croit pas pour Isack Hadjar
« Il va être le souffre-douleur de l’équipe, non ? Le mieux qu’il puisse obtenir, c’est une tape sur la tête de la part de Max et de l’équipe en lui disant : "tu as fait tout ce que tu pouvais". Il va devoir accepter que, dans cette équipe, Max est le patron et que lui est là dans un rôle de soutien. La question, c’est de savoir si, en tant que compétiteur, tu peux l’accepter – parce que Max, lui, accepterait ça ? Non », assure-t-il pour le podcast Stay On Track avant de poursuivre.
«Est-ce que tu as l’étoffe d’un champion du monde si tu peux accepter d’être numéro deux?»
« Est-ce que tu as l’étoffe d’un champion du monde si tu peux accepter d’être numéro deux ? Il faut voir ça comme ceci : s’il va faire ce travail chez Red Bull, il devra se dire ’je suis ici pour me renforcer, pour apprendre, afin de devenir numéro un quelque part, un jour. Mais comment fais-tu, comment communiques-tu cela sans faire exploser l’équilibre en place ? », se demande Damon Hill, pas très optimiste pour Isack Hadjar.