Zinedine Zidane contacté : «C'est réglé» pour son transfert à l'OM !
Arthur Montagne -
Journaliste
Affamé de sport, il a grandi au son des moteurs de Formule 1 et des exploits de Ronaldinho. Aujourd’hui, diplomé d'un Master de journalisme de sport, il ne rate plus un Grand Prix de F1 ni un match du PSG, ses deux passions et spécialités

En janvier 1999, Christophe Dugarry passe proche de quitter l'OM pour rejoindre la Juventus. Il raconte même que son transfert est réglé, mais refuse de signer au sein du club turinois après avoir notamment passé un coup de téléphone à son grand ami Zinedine Zidane.

Invité à rendre hommage à Rolland Courbis, décédé lundi, Christophe Dugarry raconte une anecdote datant de janvier 1999. Alors à l'OM, le champion du monde 1998 est annoncé à la Juventus. Tout est même réglé comme lui expliquera Coach Courbis. Mais Christophe Dugarry n'a aucune intention de quitter Marseille et appelle même son grand ami Zinedine Zidane qui évolue alors à la Vieille Dame. Zizou lui assure qu'il partira six mois plus tard (il rejoindra en réalité le Real Madrid durant l'été 2001). De quoi convaincre Dugarry ne pas partir.

Dugarry appelle Zidane...

« On est au vert à Fuveau à l’époque, à côté d’Aix en Provence, et la veille de match il me dit que je vais signer à la Juventus de Turin. Je viens d’avoir mon premier enfant, né au mois d’octobre, je suis installé à Marseille, on vient d’être Champions du Monde six mois avant… Je suis bien à Marseille, tout se passe bien, je suis tranquille, je suis enfin assez stable après mes passages à Milan et Barcelone qui n’ont pas été concluants. Je ne veux pas partir à la Juve, j’appelle Zizou et je lui demande comment ça se passe, s’il va rester. Il me dit que dans six mois il s’en va… Rolland insiste pour que je signe là-bas », se remémore-t-il au micro de RMC avant de poursuivre.

... et refuse la Juventus !

« Je dis que je ne veux pas y aller là-bas, dans le brouillard… J’ai enfin un peu de stabilité. Il me dit "de toute façon, tu n’as pas le choix, j’ai déjà trouvé ton remplaçant, c’est Bruno Rodriguez". Je me suis enfermé dans la chambre. Mais il me dit : "l’avion est parti de Turin avec le directeur sportif, tu pars, ça y est, c’est réglé". Je lui dis que je ne pars pas, et je me bloque dans la chambre. Je ne donne plus de nouvelles, je ne réponds à rien. A l’arrivée, je ne pars pas, j’arrive à tenir le truc, et ils vont signer Thierry Henry quinze jours après, où ça se passe moyen. C’était Rolland, qui n’était parfois pas qu’entraineur. Cela fait partie des grosses colères. C’était un face à face, nez à nez. Ça a été compliqué, c’était limite. Imagine Rolland avec sa gouaille, et moi qui lui dis que je ne vais pas partir… On était à deux doigts du coup de tête, c’était vraiment très chaud », ajoute Christophe Dugarry.

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