Un joueur de l’OM dit non au Real Madrid et au FC Barcelone : «Eux, ce sont des machines à laver»
Hugo Chirossel -
Journaliste
Passionné de football depuis le plus jeune âge, devenir journaliste sportif est rapidement devenu une évidence pour Hugo. Il se découvrira plus tard un amour pour la NBA, avant d’explorer d’autres horizons comme ceux de la Formule 1 et de la NFL.

Il y a quelques années, un joueur de l’OM avait plusieurs options pour son avenir, alors que le Real Madrid et le FC Barcelone faisaient partie de ses prétendants. Le principal intéressé avait en revanche choisi une autre destination, estimant qu’à l’époque ces clubs étaient des « machine à laver ».

Rare joueur originaire de la cité phocéenne à réussir à s’imposer à l’OM, Samir Nasri quittait son club formateur à l’été 2008 pour s’engager avec Arsenal. À l’époque, la Ligue 1 était surdominée par l’OL, qui venait de remporter son septième titre de champion de France consécutif et, sentant que Marseille n’avait pas les moyens de lutter, l’ancien international français (41 sélections) estimait qu’il était temps pour lui de s’en aller.

« Marseille, c’était un tremplin pour des joueurs »

« L’OM, je voyais que, pour moi, on n’avait pas les armes pour rivaliser avec Lyon. Surtout le Lyon de l’époque, c’était une vraie puissance. Alors que Marseille, c’était un tremplin pour des joueurs. (Didier) Drogba vient, il fait une saison, il veut rester, mais Marseille lui dit : “Non, non. Il faut que tu t’en ailles parce qu’on a une offre de Chelsea.” Franck (Ribéry) est international, d’un coup, c’est comme si il ne peut plus rester à l’OM. Le Bayern vient, vas-y, tu peux partir. On n’allait pas garder les meilleurs joueurs et à un moment donné, par rapport aux finances du club, ça allait bloquer », expliquait Samir Nasri dans l’émission Zack en Roue Libre en 2023.

« J’avais le Real Madrid, j’avais le Barça, mais eux, ce sont des machines à laver »

Pas forcément très emballé par la perspective de jouer en Angleterre au départ, Arsène Wenger a fini par le convaincre, malgré l’intérêt du Real Madrid et du FC Barcelone : « J’avais ce truc-là de partir à l’étranger, mais à la base, la Premier League n’est pas forcément le championnat qui m’attire le plus. J’ai commencé à le regarder avec les Frenchies, les Gunners d’Arsenal, les Invincibles. Avec Arsène Wenger, on se rencontre à Paris pendant la saison. Il me fait part de ses plans, de la manière dont il veut jouer. Pour moi, c’est une étape parfaite avant un top club. Arsenal fait jouer les jeunes, sont dans la course au titre et sont toujours dans le dernier carré de Ligue des champions. Cela permet de passer un cap sans faire le grand saut. C’est un entraîneur français, il va m’aider à m’acclimater et c’est ce choix-là qu’on a fait. Parce que j’avais le Real Madrid, j’avais le Barça, mais eux, ce sont des machines à laver. »

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