Depuis quelques heures, les hommages se multiplient pour Rolland Courbis. Christophe Dugarry qui l'a notamment côtoyé durant sa carrière de joueur, mais également par la suite chez RMC. Le champion du monde 1998 raconte d'ailleurs une anecdote concernant son départ avorté de l'OM et un coup de fil à Zinedine Zidane.
Après l'annonce du décès de Rolland Courbis, Christophe Dugarry lui a rendu un vibrant hommage en racontant plusieurs anecdotes à son sujet. Il faut sire que le champion du monde 1998 a évolué sous les ordres de Coach Courbis non seulement aux Girondins de Bordeaux (1992-1994), mais également à l'OM (1997-1999). D'ailleurs, Dugarry raconte comment en janvier 1999 Rolland Courbis l'a poussé à rejoindre la Juventus. Ce que l'ancien attaquant de l'OM a refusé, après avoir notamment passé un coup de fil à son pote Zinedine Zidane.
Dugarry refuse la Juventus...
« On est au vert à Fuveau à l’époque, à côté d’Aix en Provence, et la veille de match il me dit que je vais signer à la Juventus de Turin. Je viens d’avoir mon premier enfant, né au mois d’octobre, je suis installé à Marseille, on vient d’être Champions du Monde six mois avant… Je suis bien à Marseille, tout se passe bien, je suis tranquille, je suis enfin assez stable après mes passages à Milan et Barcelone qui n’ont pas été concluants. Je ne veux pas partir à la Juve, j’appelle Zizou et je lui demande comment ça se passe, s’il va rester. Il me dit que dans six mois il s’en va… Rolland insiste pour que je signe là-bas », se remémore-t-il au micro de RMC avant de poursuivre
... et appelle Zizou
« Je dis que je ne veux pas y aller là-bas, dans le brouillard… J’ai enfin un peu de stabilité. Il me dit ‘de toute façon, tu n’as pas le choix, j’ai déjà trouvé ton remplaçant, c’est Bruno Rodriguez’. Je me suis enfermé dans la chambre. Mais il me dit ‘l’avion est parti de Turin avec le directeur sportif, tu pars, ça y est, c’est réglé’. Je lui dis que je ne pars pas, et je me bloque dans la chambre. Je ne donne plus de nouvelles, je ne réponds à rien. A l’arrivée, je ne pars pas, j’arrive à tenir le truc, et ils vont signer Thierry Henry quinze jours après, où ça se passe moyen. C’était Rolland, qui n’était parfois pas qu’entraineur. Cela fait partie des grosses colères. C’était un face à face, nez à nez. Ça a été compliqué, c’était limite. Imagine Rolland avec sa gouaille, et moi qui lui dis que je ne vais pas partir… On était à deux doigts du coup de tête, c’était vraiment très chaud », ajoute Christophe Dugarry.