OM - Un joueur de l’équipe de France éjecté : «Son agent voulait l’augmenter»
Guillaume de Saint Sauveur -
Journaliste
Diplômé d’Ecole de Journalisme à Paris. Spécialisé football, et plus particulièrement sur le mercato. Fan du PSG et du Stade Français.

L'OM traverse actuellement une période délicate sur le plan sportif, mais ce fut déjà le cas à de nombreuses reprises par le passé, et notamment à la toute fin des années 90. Il faut dire qu'à cette période, l'OM avait décidé d'éjecter l'un de ses joueurs majeurs dans le secteur défensif... Retour sur ce départ.

Les négociations liées aux prolongations de contrat ne sont jamais une mince affaire à gérer pour les clubs, et ce n'est certainement pas Rolland Courbis qui vous aurait dit le contraire. L'ancien entraîneur de l'OM a eu de nombreux cas d'école tout au long de sa carrière, et ce fut notamment le cas lors de ce fameux été 1999 durant lequel il a dû trancher dans le vif au sujet d'un élément majeur de l'équipe de France ainsi que de son effectif à l'OM : Laurent Blanc. Interrogé en avril 2020 par Le Phocéen, Courbis s'est expliqué sur les raisons du départ forcé de Blanc vers l'Inter Milan cet été-là, à un an de la fin de son contrat avec l'OM.

Blanc trop gourmand pour rester à l'OM ?

« Il nous fait une fin de saison moyenne. Il lui restait un an de contrat et son agent voulait le prolonger mais aussi l'augmenter. Il avait déjà 33 ans. On pourra dire que c'est une connerie, je l'accepte, mais je m'explique. Quand son agent vient avec une offre de l'Inter, on se dit qu'eux ils ont un effectif large, en plus ils ne jouent pas de coupe d'Europe, nous on va avoir du mal à lui faire enchaîner le championnat et la Ligue des champions. L'idée, c'était de ne plus jouer étiré avec un joueur qui joue 30 ou 40 mètres derrière les autre », a confié Rolland Courbis, qui a donc décidé d'accepter la proposition de l'Inter Milan pour Laurent Blanc et d'aller dénicher son successeur pour la charnière centrale de l'OM.

Berizzo, un flop à l'OM

« Pour le remplacer, je voulais Walter Samuel de Boca Juniors, que je voyais bien former la charnière dynamique avec Gallas. Mais on se prend une surenchère de l'AS Roma qui avait des moyens supérieurs. Pas de panique, on avait un plan B avec Gabriel Milito. Ca ferait une charnière très jeune mais je prends le risque. Di Meco, directeur sportif, va le superviser en Argentine et nous confirme vite qu'il sent les coups. On tombe d'accord pour un contrat de cinq ans. Malheureusement, il y a un problème familial avec sa mère qui est malade et il ne veut plus partir. Du coup, on va chercher un plan C, Berizzo, qui avait une certaine expérience. Je ne pouvais qu'être positif avec lui. Il me paraissait expérimenté. Au final... Mais il ne faut pas faire le raccourci et comparer Blanc et Berizzo », a précisé l'ancien entraîneur de l'OM, alors qu'Eduardo Berizzo n'a pas donné satisfaction.

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