Pour certains joueurs, il est concevable d’aller porter les couleurs d’un club rival, mais tous n’ont pas le même état d’esprit. De nombreux cas existent, concernant notamment le PSG et l’OM, qui se sont partagé au total 52 hommes, dont un qui a choisi d’aller chez l’ennemi pour une raison financière.

De nombreux joueurs ont décidé de porter le maillot du PSG et de l’OM au cours de leur carrière, et ce malgré la rivalité entre les deux clubs. Parmi les 52 hommes à se retrouver dans ce cas de figure se trouve Frédéric Déhu, quittant la capitale en 2004 pour rejoindre la cité phocéenne. Entraîneur parisien à l’époque, Vahid Halilhodzic était revenu pour Eurosport sur ce transfert polémique.
« Il demandait beaucoup plus »
« Il arrivait en fin de contrat. Il n'a pas accepté notre proposition, car il demandait beaucoup plus, avait rappelé l’ancien technicien du PSG, interrogé en 2024. Vous savez à ce moment-là, le club était dans une crise financière énorme. L'actionnaire principal de l'époque demandait des restrictions de partout. Pourquoi le PSG n'a pas pu garder Ronaldinho en 2003 ? Parce qu'il ne pouvait pas supporter son salaire et les autres choses programmées dans son contrat. Je me souviens qu'on avait joué la Champions League 2004-05 avec des joueurs prêtés ou qui étaient arrivés libres. Si j'avais eu le budget que le PSG a aujourd'hui, je serais quintuple champion d'Europe sans aucun problème. Sans aucun problème ! Ça, c'est sûr et certain. »

« On me proposait un nouveau contrat avec une diminution de salaire de 30% »
En 2014, Frédéric Déhu avait justifié son départ, confirmant le motif financier. « Ce qui m’importait, c’était simplement de retrouver un club avec de l’ambition. Lorsque je suis parti de Paris, on me proposait un nouveau contrat avec une diminution de salaire de 30%, expliquait-il dans un entretien accordé à So Foot. J’avais encore l’envie de goûter au haut niveau, et il fallait qu’un club m’apporte ce que je souhaitais. J’avais plusieurs sollicitations, mais il n’y avait que celle de Marseille qui m’intéressait. (…) Je pense que tout se passait très bien pour moi au sein du club, sauf la dernière saison avec Vahid Halilhodžić. C’est pour ça que je suis parti. Mais je ne pense pas avoir besoin de me justifier. Après tout, j’ai fait comme n’importe qui en quête d’un nouveau job : je suis allé chez celui qui pouvait m’apporter le plus. Ça ne va pas plus loin. Je sais que ce départ a été mal perçu, mais je ne pense pas avoir été un vagabond. Dans ma carrière, je n’ai pas changé vingt-cinq fois de club et toutes les équipes pour lesquelles j’ai joué, je les ai respectées. Ça, on ne pourra pas me l’enlever. »