Au total, 52 joueurs ont porté le maillot du PSG et de l’OM au cours de leur carrière professionnelle, mais il n’y a pas que les hommes qui peuvent faire une infidélité en rejoignant le rival. Une humoriste et actrice, passée par la formation parisienne, n’a jamais caché son attachement pour le club de la cité phocéenne.

Ils sont 52 à avoir porté le maillot du PSG et de l’OM. Certains joueurs n’ont pas eu de mal à faire oublier leur passé chez le club rival, à l’instar de Zoumana Camara, Peguy Luyindula ou encore Claude Makélélé, qui ont rejoint la capitale après une première expérience sur la Canebière, tandis que d’autres ont en revanche dû composer avec l’étiquette de « traître », comme Lorik Cana, Frédéric Déhu, Fabrice Fiorèse, Gabriel Heinze ou encore Adrien Rabiot plus récemment. Il y a quelques mois, une autre personne (inattendue) passée par le PSG déclarait sa flamme pour l’OM.
« A l'entraînement, j'arrivais avec le maillot de Marseille en-dessous »
Le grand public ne le sait peut-être pas, mais Melha Bedia a débuté dans le foot avant de monter sur scène et prendre part à des tournages de films. « J'ai joué au PSG quand j'étais gamine. Milieu offensif, avait-elle révélé en 2018, dans les colonnes de L’Équipe. J'ai même été détectée pour partir en centre de formation à Cleveland, mais ma mère n'a pas voulu. Le métro, je l'ai pris à 16 ans, alors m'envoyer en Amérique à 12 ans, c'était pas dans ses projets! Ça a été la fin de ma carrière. Mon rêve secret, c'était de jouer avec les mecs. J'étais en mode: «Ils vont voir que je suis trop trop forte, ils vont dire: “O.K., c'est l'exception ».
La comédienne, sœur de Ramzy Bedia, avait également raconté ses premiers pas dans le football : « On habitait dans une cité à Gennevilliers. Personne ne fait du golf, hein, à Gennevilliers. Je suis allée voir les cailleras qui jouaient en bas et je leur ai dit: «Apprenez-moi.» J'ai commencé à être un peu bonne. Quand on allait faire des matches dans d'autres cités, les adversaires disaient: «Vous êtes 11, on est 10, mais vous avez une meuf.» Je commençais à les dribbler, je mettais un but. Je suis devenue un petit phénomène dans les cités des Hauts-de-Seine! » Melha Bedia a donc réussi à évoluer chez les jeunes du PSG, ce qu’elle n’avait pas du tout imaginé… en tant que grande supportrice de l’OM.

« Enfant, j'aimais beaucoup Bernard Tapie »
« C'est le drame de ma vie, s’amusait-elle en avril 2025, sur le plateau de "C l'hebdo". J'ai joué au PSG, mais je suis vraiment pour l'OM. J'en ai parlé à mon psy mais apparemment c'est normal. Je m'auto-sabote ». Comment expliquer une telle trajectoire ? « À l'époque, le foot féminin n'était pas hyper tendance, il y avait deux équipes en Île-de-France, s’était-elle justifiée auprès de L’Équipe. Mes frères m'avaient inscrite à Colombes. Un jour, ils m'ont dit: «Tu as un vrai niveau, il faut que tu ailles au PSG.» J'ai répondu: «N'importe quoi, je suis pour l'OM, j'irai jamais!» Dans le RER, j'avais l'impression de trahir! En plus, ils m'ont prise direct! J'ai joué deux ans là-bas. » Une aventure qui ne l’a pas poussé à changer de club de cœur. « A l'entraînement, j'arrivais avec le maillot de Marseille en-dessous, ils me détestaient. Il faut dire que je cherchais les emmerdes (rires) », confessait la sœur de Ramzy Bedia un peu plus tard, auprès de Télé-Loisirs.
« Mon grand frère Ramzy m'emmenait au Parc. Alors, pourquoi l'OM? Je ne sais pas. Peut-être par esprit de contradiction. Ou c'est simplement une question de bon sens! Et puis, j'aimais beaucoup Bernard Tapie, enfant, tentait-elle de se justifier en 2018 dans L’Équipe. Je n'ai pas connu mon père, il est peut-être le père que je voulais, un peu mafieux... (Elle rit.) Je suis née en 1990. Ma vraie période, c'était Ravanelli, Pires, le maillot or «Ericsson». À cette époque, on était plein à adorer Marseille. »