Très actif sur le mercato ces derniers temps, l’OM a parfois connu quelques clashs par le passé à cause du marché des transferts. Le club phocéen avait notamment forcé un attaquant à partir il y a quelques années. Mais le joueur en question a fait tout ce qu’il pouvait pour annuler son départ.

Ces derniers temps, l’OM s’est montré plutôt actif sur le mercato. Le club phocéen a d’ailleurs eu droit à quelques tensions à cause du marché des transferts. Il y a quelques années maintenant, Christophe Dugarry avait notamment été poussé vers la sortie. Le champion du monde 1998 était parti pour être transféré à la Juventus. L’attaquant a toutefois fait tout ce qu’il pouvait pour annuler le deal.
«Je me suis enfermé dans la chambre»
« On est en mise au vert à Fuveau à l’époque, à côté d’Aix-en-Provence, et la veille du match, il me dit : « Tu vas signer à la Juventus ». Moi, je viens d’avoir mon premier enfant, né au mois d’octobre, je suis installé à Marseille, on vient d’être champion du monde six mois avant. Je suis bien à Marseille, tout se passe bien. Je suis enfin assez stable, après mes passages au Milan et à Barcelone qui n’ont pas été concluants. Je ne veux pas partir à la Juve. J’appelle Zizou, je lui dis : « Comment c’est chez toi ? Comment ça se passe ? Est-ce que tu vas rester ? » Il me dit, « non, dans six mois je m’en vais. Avec Lippi c’est compliqué ». Et Rolland qui insiste pour que je signe là-bas, mais je lui dis, « Rolland, je ne veux pas y aller ». Il me répond : ‘De toute façon, tu n’as pas le choix. J’ai déjà trouvé ton remplaçant’. C’était Bruno Rodriguez » a d’abord expliqué Christophe Dugarry sur RMC en janvier dernier.

«On était à deux doigts du coup de tête»
« Je lui dis que je ne pars pas et je me suis enfermé dans la chambre. Il me dit que l’avion privé est parti de Turin, donc ‘tu pars, c’est réglé’. Je me bloque dans la chambre et je ne donne plus de nouvelle, je ne réponds à rien. J’appelle mon père, je lui dis que je ne veux pas y aller. À l’arrivée, je ne pars pas et ils font signer Thierry Henry quinze jours après. (…) C’était Rolland, qui parfois n’était pas qu’entraîneur. Ça fait partie des grosses colères et ça a été compliqué. C’était un face-à-face, nez à nez. C’était limite limite. Imagine Rolland avec sa gouaille qui me dit tu vas partir et moi qui lui dit non. Je peux te garantir qu’on était à deux doigts du coup de tête. C’était vraiment très, très chaud » a ensuite ajouté l’ancien international français, qui a finalement quitté l’OM pour les Girondins de Bordeaux en 2000.