Signer au PSG n'est jamais gage de réussite, surtout lorsque l'on débarque dans le même secteur de jeu qu'un très grand nom. C'est d'ailleurs l'expérience vécue par un joueur qui raconte qu'il a tout perdu en signant à Paris.

Il est l'homme aux 14 clubs dans sa carrière. Xavier Gravelaine est en effet réputé pour le nombre d'équipes dans lesquelles il a évoluées entre 1989 et 2004. Et l'attaquant aux 4 sélections en équipe de France est notamment passé par le PSG où il débarque 1993. Initialement, il arrivait pour remplacer David Ginola, qui était attendu à Barcelone. Mais ce transfert a finalement capoté, ce qui a placé Xavier Gravelaine dans une situation très inconfortable comme il l'a raconté il y a quelques mois.
«Déboulonner David au Parc, c'est compliqué»
« À mon arrivée à Paris, David Ginola devait partir à Barcelone. Mais comme (Johan) Cruyff a été viré, l'accord est tombé à l'eau. Déboulonner David au Parc, c'est compliqué. Je perds tout, l'équipe de France, en l'espace de quatre mois. Je veux absolument partir. Je ne vais pas à l'entraînement pendant une semaine, je boude », confiait-il l'année dernière dans les colonnes de L'EQUIPE, avant de poursuivre.

«Je perds tout, l'équipe de France, en l'espace de quatre mois»
« Je suis convoqué par la direction. J'en prends plein la tronche. Ils me mettent une grosse amende. Michel, un mec adorable, veut mettre l'argent dans la caisse des joueurs, mais je choisis l'association Perce-Neige de Lino Ventura. Comparé à (Bernard) Tapie, qui est un fou furieux, "Denise" est un vrai calme. À partir de ce moment-là, Michel a toujours fait attention à moi. Il s'est créé un lien. Il m'appelait même quand j'étais prêté. C'est la classe », ajoutait Xavier Gravelaine. Il a ensuite enchaîné les prêts à Strasbourg puis Guingamp avant d'être transféré définitivement à l'OM en 1996. Mais il fera pourtant son retour au PSG en janvier 1999 avant d'être prêté six mois plus tard à Watford puis au Havre. Durant l'été 2000 il quittera pour de bon le PSG afin de s'engager à l'AS Monaco.