De tout temps, le PSG a attiré des joueurs étrangers, notamment les sud-américains, souvent attirés par la perspective de vivre à Paris. Cependant, l'adaptation peut être délicate, notamment sur le plan du climat et de la différence culturelle. Un joueur en a fait les frais.
Dans son histoire, le PSG s'est fait une spécialité du recrutement des joueurs Brésiliens. C'est effectivement la nation étrangère la plus représentée dans l'histoire du club de la capitale. Mais si ce lien fort a donné lieu à certains coups de légendes avec des joueurs inoubliables tels que Rai, Leonardo, Thiago Silva, Ronaldinho ou encore Marquinhos et tant d'autres, le recrutement des Brésiliens n'a pas toujours été une réussite.
«Cela a été un énorme choc culturel»
Ainsi, comment oublier le mythique Everton Santos. Recruté à 21 ans en janvier 2008 et présenté comme un espoir du football brésilien, l'attaquant qui arrive des Corinthians s'est confié sur son transfert qui a tourné au fiasco. Et pour cause, il a vécu son arrivée à Paris comme un choc culturel. « Je n’avais pas peur. Il y avait un peu d’incertitude, mais c’était naturel. J’avais 21 ans, c’était ma première expérience hors du Brésil et je suis arrivé à Paris en plein hiver. Cela a été un énorme choc culturel. Mais sur le plan footballistique, je me sentais capable. J’étais en pleine progression, j’étais dans une bonne période avant ma blessure et j’étais convaincu que je pouvais apporter quelque chose. Le défi n’était pas seulement sur le terrain : il fallait gérer la langue, le climat et la pression d’être dans un grand club », raconte-t-il dans une interview accordée au Parisien.

«Il fallait gérer la langue, le climat et la pression d’être dans un grand club»
Pour ne rien arranger, Everton Santos va se blesser le 16 avril en Coupe de France contre Carquefou ce qui va lui laisser un goût d'inachevé : « C’était une énorme frustration. J’avais reçu un coup violent qui avait provoqué la fracture du cinquième métatarse de mon pied gauche. Pendant une grande partie de la première mi-temps, j’essayais de m’appuyer uniquement sur la partie intérieure du pied. À la mi-temps, je ne pouvais même plus enlever ma chaussure. On a dû me la couper. Mon pied était tellement enflé qu’il ressemblait à un ballon. J’étais extrêmement triste car je savais que mes chances étaient déjà minces et qu’avec cette blessure, elles étaient encore plus réduites. J’ai été opéré par Éric Rolland et je suis resté immobilisé pendant quatre mois. Cela a été très difficile à accepter. » Finalement, après seulement trois apparitions au total, il retournera au Brésil six mois plus tard où il sera prêté à Fluminense puis enchaînera les prêts jusqu'à son départ définitif en 2012 à l'issue de son contrat.