Accès direct au contenu

VOYOUS EN PUISSANCE

Soirée tendue sur les terrains de Ligue 1

Quatre cartons rouges, 18 cartons jaunes, des bagarres , des mauvais gestes, les voyous de la Ligue 1 ont été nombreux ce soir. A ce rythme là, il va falloir instaurer des quotas pour ne pas perdre tous ces joueurs.

La Ligue 1 envoie un vrai signal à Joey Barton. L’attaquant anglais n’a pas encore signé à l’OM mais doit déjà bouillir d'envie de rejoindre le championnat de France s'il regarde le nombre de concurrents qu’il lui ont tenu la dragée haute ce soir. Ce soir, les méchants étaient particulièrement en forme. Les lauréats pour le geste mal placé, la parole de trop voire le tacle dangereux sont : Ilan (Bastia), André Luis (Nancy), Pierazzi (AC Ajaccio) et Corchia (Sochaux), tous sanctionnés d’un carton rouge. On ne donnera pas le nom des 18 titulaires d’un carton jaune lors de cette 3e journée. Et il reste encore trois matchs à disputer demain. Ca promet.

Plus de cartons que la saison dernière ?

Si les joueurs de la Ligue 1 continuent à ce rythme, on se dirige tout droit vers des chiffres largement supérieurs à la saison dernière. 131 cartons rouges ont été distribués en 380 matchs lors de l’exercice précédent, soit un ratio de un carton tous les trois matchs. Pour ce début de saison, 15 cartons ont déjà été sortis de la poche des arbitres en 27 matchs soit un carton tous les deux matchs. Alors à qui la faute ? Certains diront que l’été est une période très fertile pour faire pousser les cartons colorés (mêmes si l'hiver et ses terrains à escalope aident aussi) car les équipes sont plus agressives. La chaleur, l’envie de montrer son ascendant physique et des arbitres un tantinet plus sévères. Il semblerait que les consignes soient respectées à la lettre par les hommes en noir (ou jaune) qui ne laissent pas passer l’occasion de mettre en application le règlement. Là où un tacle appuyé aurait valu un jaune la saison dernière, ce sera rouge. Le corps arbitral entend se faire respecter, les équipes ont tout intérêt à se calmer si elles ne veulent pas voire leur effectif décimé par les suspensions.