Victime d'un «acharnement», Christophe Dugarry prévient un joueur du PSG : «Je n’ose même pas imaginer si...»
Arthur Montagne -
Journaliste
Affamé de sport, il a grandi au son des moteurs de Formule 1 et des exploits de Ronaldinho. Aujourd’hui, diplomé d'un Master de journalisme de sport, il ne rate plus un Grand Prix de F1 ni un match du PSG, ses deux passions et spécialités

Au micro de RMC, Christophe Dugarry a raconté une anecdote durant la Coupe du monde 1998 en la mettant en parallèle avec la situation que vit actuellement un joueur du PSG. Mais il assure toutefois que c'est incomparable.

Auteur d'un doublé contre l'AS Monaco (3-2), Désiré Doué a fait taire les critiques et n'a pas manqué à le faire savoir en célébrant avec les mains sur les oreilles. Un geste qui n'a pas plus à tout le monde, à commencer par Christophe Dugarry qui estime que ce n'était pas nécessaire compte tenu de la faible intensité des critiques. Le champion du monde 1998 utilise son propre exemple, rappelant que lors de Coupe du monde il avait également fait une célébration après son but contre l'Afrique du Sud pour répondre aux critiques. Mais Dugarry estime que la comparaison s'arrête là puisque lui avait été victime d'un «acharnement» de la part des médias.

Dugarry s'agace de la célébration de Doué

« Je trouve ça nul. Si tu t’offusques parce que t’as été critiqué, un tout petit peu critiqué pendant une semaine… Après que pendant des mois et des mois il y a eu le Golden Boy, le plus fort etc… Pendant une semaine tes performances ont été moins bonnes. C’est aussi grandir même si c’est un jeune joueur. C’est aussi montrer de la maturité de reconnaître que tes performances ont été un peu moins bonnes. Même ton propre coéquipier te l’a dit (sourire), il t’a envoyé un signe. Je trouve que ce n’est pas à la hauteur de ces espèces de gestes qui ne veulent rien dire. Mettre ce doigt sur la bouche, sur les oreilles, tu n’entends pas le public. En faisant ça tu nous montres le contraire, tu montres que t’as entendu les critiques, que tu les as écouté et qu’elles ne t’ont pas plu. En plus, le geste que tu fais c’est le contraire de ce qu’il s’est passé. Je trouve que ça ne grandit pas le joueur, je trouve que ça ne sert à rien, je trouve que c’est de la provocation qui est ridicule », confie-t-il au micro de Rothen s'enflamme sur RMC avant de poursuivre en comparant avec son cas personnel.

«Je l’ai fait à la Coupe du Monde, mais...»

« Si tu ne veux pas accepter quelques critiques, je n’ose même pas imaginer le loustic s’il y a des moments beaucoup plus difficiles que ça. Qu’est-ce qu’il va faire ? Il va commencer à chialer ? Il va se mettre à chialer. J’ai été l’un des mecs les plus critiqués de France donc je sais ce que c’est. Une célébration ? Je l’ai fait à la Coupe du Monde quand j’ai tiré la langue oui, mais ça a duré des mois et des mois, il y avait des reportages de partout, c’était un acharnement. Qu’un joueur soit vexé, qu’il ait envie de se défendre de cette manière ou d’une autre, bien évidemment qu’il a le droit. Ce n’est pas très grave, ce n’est que du foot. Mais là il n’y a rien eu, c’est ça que je veux expliquer. Il ne s’est rien passé. Ses performances sont un petit peu moins bonnes, comme celles du collectif, c’est une réalité. Il n’a pas vécu un enfer absolu donc ça va, tranquille ! », ajoute Christophe Dugarry.

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