L'espace de cinq ans, quatre si l'on compte son prêt en Angleterre, un international sud-américain a fait les beaux jours du PSG. Cependant, cette aventure n'aurait jamais pu avoir lieu s'il n'avait pas pris la décision de mettre sa famille dos au mur au cours de son enfance. En interview avec la presse espagnole, il s'est livré.

Le football déchaîne les passions. Et ce, à tout âge ainsi qu'aux quatre coins du monde. Un gosse en Amérique du sud la tête pleine de rêves a rapidement su qu'il allait faire du football sa vocation. Passionné du ballon rond, il a fait le forcing en s'opposant même à la volonté familiale en pleine adolescence après avoir essuyé un premier refus et connu une désillusion qu'il n'a pas oublié plusieurs décennies plus tard.
«À 9 ans, j'avais déjà eu cette possibilité, mais mes parents ne m'avaient pas laissé partir»
« À 14 ans, tu es parti pour San José, la capitale. Ça a été un changement brutal pour toute la famille ? À 9 ans, j'avais déjà eu cette possibilité, mais mes parents ne m'avaient pas laissé partir. À 14 ans, c'était « soit vous me laissez partir, soit je m'en vais » ». a confié Keylor Navas pendant sa discussion avec AS dans le cadre de la promotion de son propre documentaire. Néanmoins, il n'a rien lâché en allant jusqu'à partir au clash avec ses parents.

«Je voulais réaliser mon rêve et ils m'ont soutenu»
Un forcing qui a payé puisque Keylor Navas rejoignait Albacete à 23 ans avant de confirmer à Levante d'atteindre la consécration du Real Madrid et d'emmener le PSG en finale de Ligue des champions en 2020. Un rêve qu'il a pu réaliser après quand même quelques difficultés à son arrivée sur le Vieux Continent. « Je voulais réaliser mon rêve et ils m'ont soutenu. J'étais naïf et je ne me rendais pas compte de ce qui m'attendait, à savoir une vie très différente de celle à laquelle j'étais habitué avec eux ». De par ses performances avec le Paris Saint-Germain avant d'être déclassé par Gianluigi Donnarumma, Navas a marqué les esprits au PSG.