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TROP TÔT POUR EN PARLER

PSG : peut-on déjà parler de crise ?

Le Paris Saint-Germain serait-il déjà en début de crise ? Après 3 journées, le club de la capitale n’a toujours pas réussi à l’emporter avec son recrutement hors normes tandis que le rival marseillais réalise un parcours parfait avec un budget réduit.

Après le 3e match nul (0-0) contre Bordeaux au Parc des Princes en autant de journée, les salves de critiques secouent le PSG. Carlo Ancelotti en première ligne, dont les choix tactiques sont de plus en plus contestés. Malgré la pléiade de stars, le jeu produit est limité et le technicien italien cherche toujours la bonne formule. La titularisation dimanche d’Adrien Rabiot, 17 ans et formé au club, sonne presque comme un désaveu au milieu de toutes ces vedettes. Une tâche d’autant plus grande lorsque l’ennemi marseillais réalise un départ canon en se serrant la ceinture et affiche déjà 6 points d’avance sur les nouveaux riches. En affichant dans certains journaux le mot fâcheux, la crise, les médias en font-ils déjà trop ? ou alors exerce-t-il leur droit à critiquer un club qui a fixé la barre très haute et qui peine à prouver son statut ?

Des circonstances atténuantes
Pas d’Ibrahimovic (contre Ajaccio) ni de Thiago Silva, sans compter le retour de Thiago Motta, nul doute que nous n’avons pas encore vu le PSG à 100% de ses moyens. De plus, à part Lorient (la bête noire des Parisiens), Paris a affronté des équipes dont l’unique objectif était de ne pas prendre de but, tentant d’arracher uniquement le match nul. Le prochain adversaire sera Lille, une équipe qui ne refuse pas le jeu, et qui devrait paradoxalement être plus facile à jouer pour ce PSG mal huilé, grâce aux espaces à exploiter. A noter que même sans Silva, Paris ne prend plus de but depuis le retour de Sirigu dans les cages. Et puis, l’opinion générale a tendance à oublier que ce n’est que la 3e journée et que Manchester City, avec une politique similaire, a mis du temps avant de répondre à l’exigence de son nouveau statut. Le temps, le seul luxe que les Qataris ne seront pas disposés à lui accorder.

Par Adrien Verrecchia