Accès direct au contenu

Complexe de supérioté

PSG : Le terrible aveu de Thiago Silva

Promis à la plus haute marche du podium en L1 dés le mois d’août, installé dans une politique de stars et de starification, le PSG s’est peut être vu trop beau et a négligé les tâches domestiques. A tort.

L’impression existait. Des matchs joués par à-coup, un rythme inégal et une implication remise en cause. Le PSG version Ligue 1 ne séduisait plus depuis un moment et donnait l’impression d’expédier les affaires courantes. Les résultats médiocres les rattrapant, les joueurs du PSG tendent à confirmer ce que l’on pensait. Thiago Silva en tête.

La C1, seul obsession des stars


Quelle envie peut-on avoir lorsqu’on a accroché à son palmarès le Scudetto ? Peut-être pas aller au charbon tous les week-end pour conquérir Hexagoal. C’est en tout cas ce qui ressort de la déclaration de Thiago Silva après la victoire du PSG face à Porto. « On est beaucoup plus concentrés quand on a des gros en face de nous que quand on a des équipes de L1, a lâché le défenseur de la Seleçao. Je vais être honnête avec vous, on se concentre beaucoup plus pour les matches de C1. Ce n'est pas bien mais on se donne plus en C1 ! » Un aveu terrible, qui suffit presque à lui seul à expliquer les maux d’un PSG quatrième de Ligue 1. Pastore, lui aussi, a avoué une motivation accrue en Champions League.

Quand on a tout gagné en Italie, la seule chose qui vous motive est donc la Ligue des champions. Les soirées de milieu de semaine font donc briller les yeux de Thiago Silva bien plus que le prochain match face à Evian ou le déplacement à Nice d'il y a quatre jours. Surtout que ces matchs s’avèrent plus compliqués que prévu.


 La L1 : plus dur qu’il n’y parait


La C1 fait rêver, certes, mais surtout, les stars de Serie A, arrivées en France l’été dernier, se retrouvent dans un championnat dont elles avaient sous-estimé la difficulté. Dans une interview accordée à La Gazzetta, Ezequiel Lavezzi l’a reconnu. « La Ligue 1 est très physique, moins tactique que la Serie A.» Un choc auquel il faut s’habituer. Les adversaires jouent le match de l’année face à Ibra and Co. Et la marge du PSG, imparfait dans sa maîtrise du jeu, n’est pas suffisante pour éviter les couacs face à des équipes regroupées, et dont l’impacte physique est toujours important.


Peut être la position au classement, décevante, va-t-elle recentrer les joueurs sur les priorités et gommer ce complexe de supérioté. Les trois mois qui séparent les Parisiens des huitièmes de finale de la coupe d’Europe vont leur permettre de se concentrer exclusivement sur la Ligue 1. Pour redorer leur blason, imposer leur force, et éviter un camouflet inattendu.

Par Ryad Ouslimani