Au lendemain de la victoire face à Rennes (3-0) en Coupe de France et après la semaine dernière très difficile, Pablo Longoria a pris la parole sur les réseaux sociaux ce mercredi. Le président de l’OM a notamment dévoilé ce qui était, selon lui, le « problème » de son club.
Très attendu, l’OM s’est imposé lors de la réception du Stade Rennais (3-0) mardi, se qualifiant ainsi pour les quarts de finale de la Coupe de France. Une compétition que les Olympiens ont désormais l’ambition, voire l’obligation, de remporter pour effacer leur humiliante élimination en Ligue des champions la semaine dernière. Un échec sur lequel est revenu Pablo Longoria ce mercredi, dans un message publié sur Instagram.
« Je ne veux jamais fuir cette réalité »
« Ces dernières semaines ont été lourdes. Vraiment lourdes. Pas seulement à cause des résultats, mais à cause de ce qu’ils ont provoqué en nous tous : frustration, colère, parfois même un sentiment de vide. À Marseille, quand on touche quelque chose du doigt et qu’on le laisse s’échapper, ça fait mal. Ici plus qu’ailleurs. Décevoir un peuple, ce n’est jamais facile à digérer. Je ne veux jamais fuir cette réalité. Je l’assume. À Bruges, on a failli. Et dans un moment comme celui-là, il est normal que personne ne puisse s’identifier à ce match. La responsabilité est la nôtre. Entièrement. Et la seule réponse possible est de la regarder en face, sans détour, et sans accentuer la frustration après le match nul du week-end dernier », a déclaré le président de l’OM.
« Les objectifs fixés en début de saison sont toujours là »
Conscient de la colère des supporters, qu’il comprend, Pablo Longoria a tout de même apprécié l’accueil du Vélodrome mardi : « Hier (mardi) contre Rennes, on a gagné. Ça ne répare rien. Mais c’était indispensable. Parce que cela rappelle une chose essentielle : quand on est ensemble, quand on accepte de se battre dans un tel contexte, on sait répondre. Et cette équipe en est capable. Je veux remercier le Vélodrome. J’ai vu les banderoles, j’ai senti la colère, elle est légitime. Mais j’ai surtout vu un stade qui pousse et qui soutient, même quand c’est dur. Ce soutien nous oblige énormément. Hier, j’ai vu ce que je demande chaque jour : le cœur. Et quand une équipe met le cœur, je dois le reconnaître. Pour donner de la continuité, il faut de l’ambition, mais il faut aussi retrouver le plaisir. Parce que cette équipe a beaucoup à donner, et parce que les objectifs fixés en début de saison sont toujours là. »

« Le défi, c’est la régularité »
« Le problème de l’OM n’est pas le talent. Il est là. Le défi, c’est la régularité », estime le président de l’OM. « Ici, chaque match compte plus, chaque minute pèse plus. Les vraies équipes sont celles qui tiennent dans la durée. Je crois à la construction, à la résilience. Mais l’OM n’existe pas sans ambition, sans fierté, sans identité. Ces dimensions doivent avancer ensemble. Aujourd’hui, ce qui compte le plus, c’est l’unité. Une unité réelle, dans les faits, dans l’engagement et dans l’exigence quotidienne. Que chacun, moi le premier, puisse se regarder et se dire : j’ai tout donné. Parce que ce club est unique. Et parce que les attentes sont immenses… et légitimes. On avance. Ensemble. »