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Il va falloir se révolter

OM Ayew met en garde

Meilleur marseillais dimanche contre Brest, André Ayew n'a pas pu empêcher son équipe de concéder le nul. Mais le Ghanéen a enfin décidé de prendre les choses en main et tente de sonner la révolte.

André Ayew l’a déjà laissé clairement entendre : son rêve, à lui, est de devenir un jour le capitaine de l’OM. Ce ne sera certes pas pour tout de suite, mais le fils d’Abedi Pelé (21 ans) a décidé de prendre les choses en main. Non-sélectionné en équipe nationale du Ghana pour affronter le Soudan, le 8 octobre, le milieu marseillais a tenu à sonner la révolte hier en conférence de presse. Car a situation est alarmante, et l’OM n’a plus le choix : gagner, peu importe la manière. « On ressent tous que ce match de Brest a été la goutte de trop, a notamment déploré André Ayew. Maintenant, il n’y a qu’une seule solution, c’est gagner. On se rend la vie compliquée et on se met encore plus de pression. Il faut avoir les épaules suffisamment larges pour soutenir la pression du club. Tout le monde a beaucoup d’envie. Il y a de la détermination et le groupe veut bien faire, mais les résultats ne suivent pas. On veut gagner ensemble et rendre nos supporters fiers. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, on doit travailler pour faire ça dès Toulouse car il n’y a plus de temps à perdre ».

Ayew réclame plus d'agressivité !
Meilleur marseillais encore une fois dimanche contre Brest (1-1), André Ayew surnage au milieu d’un effectif bien amorphe et à des années-lumière du niveau attendu. L’international ghanéen a en tout cas cerné le problème. Hier, le joueur formé à l’OM a prévenu ses joueurs : il va falloir se filer, tous ensemble. « On ne peut pas jouer sur la sérénité, on doit jouer sur l’envie, l’agressivité, se battre sur tous les ballons. Il faut être « carbo » à la fin des matches. On le paiera peut-être à un moment donné mais on s’est mis tous seuls dans cette situation, c’est à nous de se sortir de là, a expliqué André Ayew. La confiance doit se gagner collectivement. Quand tout va bien, on voit moins les erreurs et ceux qui en font reprennent confiance rapidement. Quand c’est difficile, c’est sur l’aspect mental qui est important. Notre coach qui a connu le plus haut niveau la sait. Il est à côté des joueurs pour nous parler. Mais individuellement on doit tous se remettre en question, se demander pourquoi nous ne sommes pas au niveau et ce qu’il faut faire pour être meilleur ». Des paroles loin d’être vide de sens. Et si Didier Deschamps s’était enfin trouvé un (vrai) leader ?