Zidane agressé, c'est le choc !
Thomas Bourseau
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Rédacteur
Féru de sport, Thomas a grandi entre le ballon rond du football et le orange du basket, ses deux coups de cœur depuis toujours. Diplômé d’un Master et d’une Licence à l’Institut Européen du Journalisme de Paris, il suit toujours de très près les aventures d’Arsenal et des Los Angeles Lakers.

Zinedine Zidane est l'une des idoles du football français. Le champion du monde 98 fait partie du gratin et était médiatiquement et sportivement au-dessus de la mêlée pour sa dernière Coupe du monde avec l'équipe de France en 2006. Mais tout cela ne voulait rien dire pour Franck Ribéry.

Au printemps 2006, à l'approche de la Coupe du monde qui allait se dérouler en Allemagne, l'équipe de France de Raymond Domenech effectuait un stage de préparation à Tignes. L'occasion d'établir une véritable cohésion d'équipe dans un effectif où de nouvelles têtes étaient apparues dont celle de Franck Ribéry.

«Il m’avait lancé une boule de neige ! Les autres joueurs étaient surpris. Sur moi !»

Le joueur de l'OM s'en était gentiment pris à l'enfant du pays pendant le stage à la montagne en lui lançant une boule de neige. Une action qui en a choqué plus d'un chez les Bleus, mais pas le principal intéressé qu'est Zinedine Zidane qui racontait cet épisode lors de son interview avec L'Equipe en 2022. « Quel est le joueur le plus marrant que vous ayez côtoyé ou dirigé ? Franck Ribéry fait partie de ces mecs-là. La première fois qu’on a fait un stage en équipe de France avec lui, c’était à la montagne, à Tignes. Et il m’avait lancé une boule de neige ! Les autres joueurs étaient surpris. Sur moi ! Mais moi, en faisant ça, je l’ai trouvé top ! ».

«Il y en a qui n’osent pas. Franck, c’était tout le contraire»

Zinedine Zidane expliquait par ailleurs que ce n'était pas déplacé voire irrespectueux de la part de Franck Ribéry, bien au contraire. Il y a avait derrière tout ça une volonté de nouer des liens forts. « Ce n’était pas un manque de respect. Ça montrait qu’il voulait se rapprocher. Il y en a qui n’osent pas. Franck, c’était tout le contraire. Moi, je n’aurais jamais fait ça. Faire ça sur Cantona quand je suis arrivé… Des gars comme ça, comme Ribéry, on en a besoin dans un groupe. Ils font du bien. Il y avait également Thierry Henry. Il n’arrêtait pas. Il sortait tout le temps des vannes. À Madrid, c’étaient les Brésiliens, Ronaldo, Roberto Carlos, à tout le temps sortir des conneries. Ils sont dans la joie. Zéro retenue ! J’aimais bien ces mecs parce que moi, je n’allais pas trop vers les autres. C’était ma nature. Mais j’ai évolué. Surtout en devenant entraîneur ».

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