Malgré ses performances dans un FC Barcelone qui avait à la fois raflé la Liga et la Ligue des champions en 2006, Ludovic Giuly n'était pas invité à la fête du football de sélection l'été en question : la Coupe du monde en Allemagne perdue par l'équipe de France en finale contre l'Italie (1-1 puis 5-3 aux tirs au but). Un souvenir plus qu'amer qu'il raconte près de 20 ans plus tard en interview avec Hervé Mathoux pour Canal+.
Ludovic Giuly sortait de deux saisons pleines avec le FC Barcelone. Et surtout, d'un sacre en Liga ainsi qu'en Ligue des champions avec la bande de Ronaldinho. Une belle période pour tout international français qui devrait lui valoir une convocation à l'approche de la Coupe du monde. Ce ne fut cependant pas le cas. Raymond Domenech décidait de ne pas faire appel à lui.
«Je peux faire partie des cinq meilleurs joueurs du monde à ce moment-là»
Une décision que Ludovic Giuly ne comprend toujours pas presque 20 ans plus tard. Ayant pris part au programme Détective Mathoux de Canal+ avec le journaliste Hervé Mathoux, l'ex-milieu offensif du Barça et du PSG est revenu sur ce but annulé en finale de Ligue des champions, le soir-même où il apprenait sa non-sélection à la Coupe du monde en Allemagne.
« Mon but refusé en finale de Ligue des champions contre Arsenal ? J'en ai été privé. Au départ, je n'ai pas bien compris quand je pars tout seul célébrer mon but. Je vois que (Jens) Lehmann se fait expulser et je ne comprends pas l'arbitre. Personne ne le comprend. Le coup de sifflet de l'arbitre a pesé dans ma carrière ? Si tu vas dans ce système, si je marque en gagnant la Ligue des champions, et qu'on est finalistes de la Coupe du monde où je peux peut-être entrer et qu'on la gagne, je peux faire partie des cinq meilleurs joueurs du monde à ce moment-là »
«J'en veux à la personne qui ne m'a pas sélectionné en 2006»
« Je ne lui en veux pas à l'arbitre. J'en veux plus à la personne qui ne m'a pas sélectionné en 2006. Ca j'ai les boules parce que c'était avant le match. Lui, je lui en veux à mort de cette décision ». a conclu Ludovic Giuly, assez remonté aux côtés de Robert Pirès lui aussi snobé par le sélectionneur de l'équipe de France de l'époque : Raymond Domenech.