L’équipe de France dispose de deux étoiles sur sa tunique. La première fut décrochée un soir de juillet 1998 au Stade de France contre le grand Brésil, vainqueur de cinq éditions (3-0). Une soirée unique avec un doublé de la tête de Zinedine Zidane. Un exercice dans lequel il était tout sauf à l’aise comme il le reconnaissait après le coup de sifflet final.
« Et un, et deux et trois zéros ». Le 12 juillet 1998, Zinedine Zidane était inspiré face au Brésil de monter sur les corners afin de placer deux têtes dans les buts de Claudio Taffarel. Deux coups de casque lors du match le plus important du football de sélection : la finale de la Coupe du monde. Amateur dans l’exercice du jeu de tête, Zidane a brillé sur la plus belle scène au Stade de France.
«C’est vrai que j’en marque deux d’affilée et en plus de la tête, ce qui n’est pas mon point fort»
En interview d’après-match sur le plateau de Canal+, le journaliste Vincent Alix a interrogé Zizou sur ses inspirations au moment des corners tirés par l’équipe de France. « Ce sont mes deux premiers buts (rire) c’est vrai que j’avais envie d’au moins marquer un but dans cette Coupe du monde et il ne me manquait plus que la finale pour le faire. C’est vrai que j’en marque deux d’affilée et en plus de la tête, ce qui n’est pas mon point fort. Enfin bon, pour ce soir c’est bien ».
«Pour une fois, je me suis dit qu’il fallait que j’y aille»
Zinedine Zidane avoue avoir eu un peu de chance pour caler ces deux ballons au fond des filets. « Les deux corners ? Pour une fois, je me suis dit qu’il fallait que j’y aille. Ce n’est pas mon point fort la tête, mais cette fois-ci je me suis décidé. Je me suis dit : je vais au premier poteau. En plus, c’était comme ça sur le schéma, le corner venant de la droite tiré par Manu (ndlr Emmanuel Petit), c’est moi qui devait y aller et Youri (ndlr Djorkaeff) devait rester un peu en retrait, j’ai dit : j’y vais je mets tout ce que j’ai, et puis le ballon est arrivé sur ma tête très bien et je l’ai bien pris pour une fois. Et puis après, ça a récidivé de l’autre côté. J’ai un peu plus de chance parce que je crois qu’elle passe entre les jambes d’un joueur (ndlr Roberto Carlos). J’avais tellement envie de marquer un but dans une Coupe du monde, j’en ai marqué deux en plus en finale ».