Avant l'arrivée du Qatar, le PSG a connu une autre période faste dans les années 1990. Une époque durant laquelle plusieurs grands noms de l'histoire du football auraient pu signer. L'un des deux a finalement été refusé, dans l'optique de ne pas froisser les supporters de l'OM.

Avant l'ère QSI entamée en 2011, le PSG a connu une autre grande période dans sa carrière, à savoir celle dans les année 1990 durant laquelle Canal+ était propriétaire du club de la capitale. Une période qui a vu passer de nombreux grands joueurs et qui aurait même pu permettre au PSG de recruter... Ronaldo ! Michel Denisot, président du club à cette époque, confirme avoir discuté avec celui qui deviendra double Ballon d'Or (1997 et 2002) avant de finalement renoncer à son transfert, notamment à cause de l'OM.
Le PSG dit non à Ronaldo
« Oui, j’ai été en contact avec Ronaldo grâce à Ricardo à l’époque qui était assez proche de lui quand il était à Eindhoven [donc avant 1997]. Il arrive en Europe, le phénomène était évident, j’en avais parlé avec Pierre Lescure et on avait une stratégie à Canal à l’époque. Comme c’était avec l’argent des abonnés qu’on finançait le PSG, les abonnés de Marseille n’avaient pas envie que… On ne pouvait pas être dominant comme l’est le PSG aujourd’hui par rapport à nos abonnés de Canal+ sachant que c’était avec l’argent de Canal+. Aujourd’hui, par rapport aux abonnés de BeIN Sports, c’est différent parce que l’argent vient du Qatar », confiait-il sur le plateau de L'EQUIPE du Soir en 2014.

«On ne pouvait pas être dominant comme l’est le PSG aujourd’hui»
Michel Denisot racontait une autre histoire assez folle, révélant que Jürgen Klinsmann aurait également pu signer au PSG : « On a engagé Klinsmann effectivement. Il a signé au PSG et il est resté deux jours. Au moment où on a signé Klinsmann, j’ai appris qu’il y avait une ouverture pour Weah à Monaco. J’ai continué à avancer avec l’accord de Pierre Lescure sur Weah, j’ai eu des discussions à Rome où j’étais en tournage, on est revenus et on est restés une semaine à Monaco pour se mettre d’accord avec Weah avec la bénédiction de Jean-Louis Campora (président de l’ASM). On s’est mis d’accord et le dossier Klinsmann avançait en même temps. On a switché les deux avec l’accord de tout le monde. Tout cela s’est fait conjointement et je n’ai croisé Klinsmann qu’à l’aéroport de Nice quand il arrivait et qu’on partait. »