Pleinement épanoui dans sa nouvelle vie de comédien, Frank Lebœuf est passé par une phase compliquée à la fin de sa carrière de joueur, au milieu des années 2000. Une période qui coïncide également avec sa rupture amoureuse et la mort de son père, l’incitant à aller voir un psychiatre pour se soigner.
Frank Lebœuf a brillamment réussi sa reconversion. Sacré champion du monde en 1998 avec l’équipe de France, l’ancien joueur de l’OM et de Chelsea est devenu comédien après sa retraite en 2005, prenant la direction des États-Unis pour se former et réaliser un autre de ses rêves. « Enfant, je me voyais comédien plus que footballeur [...] Je joue, je produis, je mets en scène, je m'éclate », confiait-il en 2022, dans un entretien accordé à Ici Paris.
« J'étais dans mon lit, j'avais envie de rien faire »
Mais avant d’entamer cette nouvelle carrière, Frank Lebœuf a traversé une période difficile au milieu des années 2000. En plus de mettre un terme à un chapitre important de sa vie en raccrochant les crampons, l’ex-footballeur avait perdu son père, sa chienne, et rompu durant la même période avec son ex-femme avec qui il a eu deux enfants. Lebœuf assume être tombé en dépression. « Les enfants ne se sont pas aperçus de mes problèmes, confiait-il en 2021, dans le podcast Parents d'abord de Télé-Loisirs. Je n'avais pas à les mêler à mon problème de dépression. J'étais dans mon lit, j'avais envie de rien faire ».
« Quand j'ai un problème de cerveau, et bien je vais voir un docteur car c'est aussi une maladie »
Et lorsqu’on demande au champion du monde tricolore s’il est « allé voir quelqu’un » pour aller mieux, sa réponse est cash. « Bien sur que je suis allé voir un PSY. Car aller voir "quelqu'un", ça veut dire que c'est un peu honteux. Je suis allé voir un psy, je ne suis pas allé voir un coiffeur ! Je suis même allé voir un psychiatre qui m'a filé des médocs pour que je dorme mieux. Moi, je me suis toujours servi de mon corps pour travailler. Quand j'avais un problème à la cheville et avais besoin d'un anti-inflammatoire, j'allais voir un kiné. Quand j'ai un problème de cerveau, et bien je vais voir un docteur car c'est aussi une maladie, on ne devient pas "taré" (...) J'ai certainement eu à un moment donné un ras-le-bol de tout », expliquait Frank Lebœuf, brisant un tabou sur la santé mentale.