Présent à la tête de l’équipe de France depuis 2012, Didier Deschamps n’échappe pas aux critiques malgré son bilan positif en sélection. Christophe Dugarry fait partie des détracteurs, les relations entre les deux champions du monde tricolores étaient houleuses depuis bien longtemps…
Un titre de champion du monde ne garantit pas automatiquement une amitié entre les joueurs concernés. Didier Deschamps et Christophe Dugarry sont bien placés pour en parler, les deux anciens protégés d’Aimé Jacquet étant en froid depuis de longues années, une rupture qui semble définitive à en croire leurs sorties respectives.
« Ça dépasse l'entendement »
« Quand on franchit la ligne et qu'il n'y a pas un minimum de respect sur le plan humain… Ce n'est pas fini uniquement avec lui, expliquait Didier Deschamps en 2018, dans un entretien accordé au Parisien. Dugarry ose dire que je prends la France en otage. Cela dépasse l'entendement. Il dit ce qu'il veut, il a son émission radio. On a vécu des choses ensemble donc je sais qu'en termes d'état d'esprit, sincèrement, j'ai vu beaucoup mieux. »
« Je ne me trouve pas dur avec lui, je fais mon job, je me pose seulement toujours des questions, s’était défendu Christophe Dugarry, interrogé par L’Équipe en 2024. Comme ces 70, 80 minutes de vide de la finale du dernier Mondial (perdue face à l'Argentine, 3-3, 4-2 aux t.a.b.) sur lesquelles il ne s'est jamais exprimé. J'attends toujours des réponses sur la préparation, notamment mentale, de ce match, sur ce qu'il a voulu proposer tactiquement, s'il y avait des joueurs malades comme on l'a dit ? »
La paix « n’arrivera jamais »
S’ils ont eu l’occasion de se croiser à plusieurs reprises par le passé, notamment lors de retrouvailles entre les anciens de 1998, les deux anciens coéquipiers de l’équipe de France préfèrent s’ignorer. « Il n'y a pas eu de bonjour, pas de serrage de main, rien. Il n'y a plus de lien entre nous », précisait Dugarry en 2024, affirmant quelques mois plus tard dans les colonnes de la Gazzetta dello Sport que la paix avec le sélectionneur des Bleus « n’arrivera jamais », le conflit durant depuis trop longtemps : « On ne s’appréciait déjà pas en tant que joueurs ».