Il y a quelques jours, Carine Galli était présente sur le plateau d'Estelle Midi. Interrogée sur le sexisme en France, la journaliste sportive a fait part de son expérience. Comme elle l'a avoué elle-même, Carine Galli a décidé d'arrêter de prendre le métro, et ce, parce qu'elle a peur de revivre des moments désagréables avec certains hommes.
Estelle Denis a lancé un débat sur le sexisme en France. Présente dans l'émission Estelle Midi il y a quelques jours, Carine Galli a donné son avis sur le sujet. Comme l'a reconnu la journaliste sportive de 40 ans, elle a arrêté de prendre le métro pour ne plus vivre des moments désagréables avec certains hommes.
«Je ne marche pas dans la rue en étant tranquille»
« Les Français sont-ils sexistes ? Il y a un problème d'éducation, ça c'est une évidence. On revient toujours à l'éducation. On dit que c'est une histoire de génération, mais j'ai toujours été contre ça. Ce n'est pas une question de génération. C'est une question d'éducation. Moi qui suis journaliste sportive, j'ai été guidé par des êtres exceptionnels : Didier Roustan et Marc Ambrosiano. Ce sont des personnes d'une autre époque. Ils étaient plus âgés. Ils étaient éduqués, et ils n'étaient absolument pas sexistes. Des gens sexistes, j'en rencontre tous les jours, et des jeunes aussi. Evidemment, c'est différent quand tu vies au quotidien dans un pays, et quand tu vas à l'étranger. Mais à l'étranger, je suis allée dans plein de pays, et on m'a dit : "olala, mais fais attention" etc. Je suis allé en Colombie avec une copine et on n'a pas eu de rencontre ou de réflexion désagréable, pareil au Brésil », a confié Carine Galli, avant d'en rajouter une couche.
«J'ai trop subi, et ça, c'est inadmissible»
« On ne peut pas faire de généralité, mais en France, il y a un réel problème évidemment. Moi, je ne marche pas dans la rue en étant tranquille. Je regarde toujours derrière. J'ai arrêté de prendre le métro, parce qu'effectivement, j'ai trop subi. Et ça, c'est inadmissible. Tout le monde ne peut pas se payer une voiture. Tout le monde ne doit pas en arriver à arrêter de prendre un moyen de transport, parce qu'il y a une peur. Et moi, c'est ma réalité. Vraiment, le métro, j'ai arrêté pour ça. (...) Les insultes sexistes ? C'est toujours sur le physique, et toujours des choses qui ramènent aux clichés de la femme : la cuisine, le ménage, etc... Comme si un homme ne pouvait pas cuisiner ou faire le ménage », a conclu Carine Galli, présentatrice de l'After Foot et de l'Intégrale Foot, sur RMC.