Le dimanche 18 janvier, le Maroc et le Sénégal se sont disputés la finale de la Coupe d'Afrique des Nations. Ayant bénéficié d'un penalty dans le temps additionnel de la deuxième mi-temps, Brahim Diaz a vu Edouard Mendy capter sa panenka. Interrogé sur le geste du numéro 10 des Lions de l'Atlas, un ancien entraineur de Ligue 1 a lâché ses vérités.
Pays hôte de la CAN 2025, le Maroc a réussi à se hisser jusqu'en finale. Face à leur public, les Lions de l'Atlas sont passés tout près du sacre face au Sénégal. En effet, Brahim Diaz a eu une occasion en or d'offrir la victoire à son équipe, et ce, dans le temps additionnel de la seconde période. Toutefois, la panenka du numéro 10 du Maroc a été captée par Edouard Mendy, le portier des Lions de la Teranga. Et finalement, les hommes de Pape Thiaw se sont imposés par le plus petit des scores à l'issue des prolongations (1-0).
«A ce moment-là, ce n'est pas du tout le bon choix»
Après la désillusion du Maroc à la Coupe d'Afrique des Nations, Frédéric Antonetti s'est livré sur le geste malheureux de Brahim Diaz sur le penalty. « La panenka de Brahim Diaz ? C'est la starisation du football qui veut ça. La panenka est un geste de footballeur. C'est une variante, il faut la faire au bon moment et l'utiliser à bon escient par rapport au gardien qui est en face. Un abus pour amener la lumière sur soi ? Oui, dans le football, aujourd'hui, on classe les meilleurs en tout : meilleur buteur, meilleur passeur, meilleur tacleur, en tout quoi », a confié l'ancien entraineur du LOSC, de l'ASSE, de l'OGC Nice et du Stade Rennais lors d'un entretien accordé au Canal Football Club ce dimanche.
«Il faut la réussir, autrement, on est ridicules»
Dans la foulée, Frédéric Antonetti en a rajouté une couche sur le cas Brahim Diaz : « Je lui dis quoi en rentrant au vestiaire en tant qu'entraîneur ? Je suis partagé entre le protéger, parce qu'il fait une erreur de le tirer comme ça, au moment où il y a beaucoup d'émotions, 15 minutes d'arrêt de jeu. C'est lui qui va harceler l'arbitre pour tirer le penalty, il y a plein d'émotions. A ce moment-là, ce n'est pas du tout le bon choix. La panenka, il faut la réussir, autrement, on est ridicules. S'il marque c'est un dieu, c'est peut-être pour ça qu'il fait ça ».